"Pas d’accord historique à portée de main"

Le président de la N-VA, Bart De Wever, n’estime pas son parti responsable du nouvel échec politique qui a secoué le pays hier. Selon lui, "un accord historique n’était pas du tout à portée de main".

"Un accord historique aurait été un accord qui engendre un réel changement de système, où des fonctions de levier seraient prises par les entités fédérées afin qu’elles aient la capacité d’être financièrement en bonne santé et de dévier la Belgique du chemin de la faillite", a déclaré Bart De Wever dans l’émission matinale de Radio 1.

"Un tel accord n’était pas du tout à portée de main. On participe maintenant à une sorte de dramatisation afin de mettre en difficulté les partis qui ont été conséquents", ajoute-t-il. Selon le président de la N-VA, un affront envers son parti est actuellement en cours. "On veut maintenant faire croire aux gens que c’était une erreur de voter pour nous, que la N-VA est un parti qui ne peut pas, qui ne veut pas, et qui n’est pas en état de le faire".

"Nous sommes bien en état de le faire. Avec Di Rupo, j’ai très souvent réussi à éviter le pire, toujours dans l’espoir d’obtenir, au bout du compte, ce changement de système. Nous avons tenté de négocier levier par levier, mais nous n’avons jamais réussi à aller suffisamment loin", a-t-il ajouté.

Concernant la loi de financement, Bart De Wever a indiqué qu’il ne pouvait que constater l’absence de volonté côté francophone. "On ne veut pas d’autonomie fiscale, on ne veut pas avoir la responsabilité de ses propres dépenses. On perçoit toujours cela comme un appauvrissement des gens. Je ne peux pas approuver cela", a-t-il encore déclaré.