"Une déclaration publique serait un signal fort"

Le cardinal Danneels doit reconnaître qu'il s'est laissé, dans l'affaire Vangheluwe, influencer par l'inquiétude pour l'image de marque de l'Eglise et qu'il n'a pas suffisamment pris la défense de la victime. C'est ce que demandent deux prêtres de Flandre occidentale dans une lettre ouverte au cardinal.

La lettre a été publiée ce mardi par les quotidiens flamands Het Nieuwsblad et De Standaard.
Les signataires en question sont actifs dans l'évêché de Bruges.

"Grâce à Monseigneur Romero du Salvador, nous sommes particulièrement sensibilisés à la condition des sans-voix", écrivent-ils. "Nous regrettons de devoir constater qu'écouter la voix des victimes n'a que rarement été l'option choisie par l'institution 'Eglise'."

Les signataires estiment qu'une déclaration publique du cardinal Danneels à l'intérieur et à l'extérieur de l'Eglise serait un signal fort qui le renforcerait plutôt que de l'affaiblir.

L’un des deux prêtres, Jef Ravelingien, était dans sa jeunesse en classe avec l’ancien évêque de Bruges, Roger Vangheluwe, qui a démissionné suite à un scandale d’abus sexuel sur mineur. Le prêtre flamand connaît par ailleurs le cardinal Godfried Danneels depuis maintenant 50 ans.

Il a ainsi déclaré ne pas reconnaître le cardinal dans ses propos concernant le scandale. "Nous essayons toujours de choisir le côté de la victime, et c’est ce qu’il aurait dû faire. J’espère encore un mea culpa de sa part", a-t-il souligné sur les ondes de Radio 1.

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