Les médiateurs se sont mis au travail

Les présidents de la Chambre et du Sénat, André Flahaut (PS) et Danny Pieters (N-VA), ont entamé ce mardi leur mission de médiation, à la demande du roi. Ils tenteront de rétablir la confiance en menant des entretiens bilatéraux et multilatéraux, et ce en toute discrétion.

Suite à l’échec de la préformation menée par Elio Di Rupo, le roi Albert II a désigné deux médiateurs pour tenter d’aplanir les tensions communautaires. André Flahaut et Danny Pieters doivent tenter de relancer les négociations entre les sept partis en vue d’un accord sur une grande réforme de l’Etat. Les deux hommes se sont donné trois jours pour mener leurs consultations.

Ils entendront d’abord les présidents de Groen ! et d’Ecolo, Wouter Van Besien et Jean-Michel Javaux. Viendront ensuite les présidents du cdH et du CD&V, Joëlle Milquet et Wouter Beke. Les présidents de la Chambre et du Sénat recevront sans doute par la suite le présidents du PS, Elio Di Rupo et de la N-VA, Bart De Wever.

Avec ou sans les libéraux ?

Les médiateurs vont tout d’abord devoir rétablir la confiance entre Elio Di Rupo et Bart De Wever. Les spéculations concernant une éventuelle arrivée des libéraux dans les négociations a en effet encore aggravé la méfiance entre les deux hommes.

Certains membres de la N-VA échangeraient volontiers le cdH de "Madame Non", en l’occurrence Joëlle Milquet, avec les libéraux. Mais ce scénario semble d’ores et déjà moins réaliste qu’il ne le semble. Une participation des libéraux francophones signifierait en effet la venue du président du FDF, Olivier Maingain, à la table des négociations. Cet éventuel nouvel arrivant, connu pour ses positions pro-francophones, compliquerait encore davantage la situation.