Explosion de Copenhague : pas de policiers belges au Danemark

Le parquet fédéral a confirmé dimanche l'ouverture d'une enquête par ses soins à la suite d'une explosion survenue vendredi dans les toilettes d'un hôtel à Copenhague. L'enquête a été ouverte de sa propre initiative sur base d'informations policières et de magistrats émanant du Danemark.

Il n'est à ce stade pas prévu d'envoyer dans le cadre de cette affaire des policiers belges au Danemark.

L'homme a l'origine de l'explosion dans les toilettes d'un hôtel de Copenhague a acheté le même jour un billet d'autocar à destination de Bruxelles.

Le reste n'est que spéculation à propos de cet homme dont les papiers étaient faux.

De même, deux jours après les faits, la police ne connaît toujours pas le fin mot de l'histoire.

Un porte-parole de la police judiciaire a déclaré dimanche ne pouvoir "rien exclure pour l'instant". Après l'arrestation de l'auteur des faits, l'acte criminel tout comme celui d'un homme perturbé mentalement n'étaient pas exclus.

Les autorités ont par contre fermement démenti les informations du journal populaire Ekstra Bladet qui indiquait que l'auteur des faits préparait un attentat contre le quotidien Jyllands-Posten, critique à l'égard de l'islam.

L'homme aurait vraisemblablement déclenché par accident une petite quantité d'explosifs dans les toilettes de l'hôtel Jorgensen.

L'homme parle couramment français mais aussi l'anglais et l'allemand et n'a rien voulu dire à la police. Son identité demeure inconnue malgré des recherches menées sur base de ses empreintes digitales à l'échelle mondiale.

La police a également divulgué les images prises par les caméras de surveillance de l'Hotel Jorgensen où l'auteur des faits apparaît avec une casquette, des lunettes de soleil et une barbe qu'il ne portait plus lors de son interpellation.

La police a aussi découvert un pistolet dans ses bagages et des faux documents d'identité au nom de trois personnes différentes.