“La Flandre n’abandonnera pas Bruxelles”

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a présenté ce lundi après-midi sa Déclaration de septembre au Parlement flamand. Dans son discours, il a notamment plaidé en faveur d’une rapide réforme de l’Etat.

Ce 27 septembre, quatrième lundi du mois de septembre, marquait la réouverture de l’année de séance du Parlement flamand. Comme le veut la tradition, elle était accompagnée d’une Déclaration du ministre-président Kris Peeters. Ce dernier s’est notamment exprimé sur les discussions menées au niveau fédéral au sujet d’une réforme de l’Etat.

« La révolution copernicienne doit se produire maintenant », estime Kris Peeters. « Pour pouvoir prendre nos responsabilités, nous avons besoin d’un nombre accru de compétences. Une entité fédérée qui est responsable de ses dépenses et ses revenus peut mener une politique qui se base sur ses particularités et qui ait davantage de chances de progrès », affirme le ministre-président.

Devant le Parlement flamand, Peeters a également affirmé que la Flandre ne voulait pas abandonner Bruxelles et ne le ferait pas.

Kris Peeters a aussi rappelé que le gouvernement flamand a présenté un budget en équilibre pour 2011. « C’est une gestion convenable pour la Flandre ». Le ministre-président escompte une croissance économique de 1,8% pour cette année et de 1,7% pour l’an prochain, « mais la vigilance reste de mise ».

"Le Flamand est heureux et content, mais…"

Kris Peeters a entamé sa Déclaration en relatant les résultats d’une étude qui révèle que les Flamands sont, de façon générale, contents et heureux. « Mais ils se font du souci. A propos de leur famille et de leur emploi ».

« Leur inquiétude est notre inquiétude », affirme Peeters, tout en indiquant que la crise de ces deux dernières années a fait des dégâts importants dans notre économie et notre société. Mais d’ajouter cependant : « Nous devons cesser de nous lamenter sur notre économie. Nous faisons mieux de repérer des chances, de les saisir, de les créer ».

« Réaliser davantage avec moins, c’est le seul chemin possible vers un avenir solide ». Il faudra donc faire des choix, affirme Peeters. Ce qui signifie innover, investir - surtout dans l’énergie renouvelable -, et opter pour un gouvernement dynamique.

Le ministre-président a également défendu la décision prise mercredi dernier au sujet de la liaison Oosterweel à Anvers, à savoir terminer le périphérique autour de la métropole par un tunnel, et non par un viaduc. Peeters estime que cette décision améliorera les conditions de vie dans les communes de Deurne, Merksem et Luchtbal, la fluidité de la partie sud du périphérique et la situation de l’aéroport régional.

D’autres points de la Déclaration de septembre

• Le gouvernement flamand doit entretenir un nouveau type de relation avec les citoyens. Pour ce faire, le Parlement devra élaborer une nouvelle charte. « A terme, cela peut devenir une constitution pour la Flandre ».
• Il faut d’urgence prendre des mesures pour contrecarrer le taux d’occupation très bas des citoyens âgés de plus de 50 ans.
• La Flandre doit être une société accueillante et à vocation sociale. « Tout le monde a droit à avoir un toit sur la tête ».
• La Flandre est une Région chaleureuse et accueillante. « Un néerlandais de qualité reste une priorité absolue, car c’est la langue qui nous relie tous ».
• Le gouvernement doit se montrer plus dynamique. Notamment avec des procédures simplifiées pour l’octroi de permis et une accélération des procédures.
• La Flandre doit se doter d’un document de discussion avec les communes et les provinces. « Nous devons oser repenser la gestion de la Flandre ».

Kris Peeters a clôturé sa Déclaration par une citation de l’auteur américain Ernest Hemingway : « Le courage est l’élégance dans la ligne de tir ». Et d’expliquer le lien avec la situation actuelle. « Je pars du principe que le courage politique est aussi l’élégance politique dans la ligne de tir politique ».