Bart Somers médiateur pour l’Open VLD anversois

L’ancien président des libéraux flamands a été désigné ce lundi par le bureau de son parti pour ramener la sérénité au sein de l’Open VLD anversois. Cette fraction a quitté jeudi la coalition communale anversoise pour protester contre la décision du gouvernement flamand de compléter le périphérique autour de la métropole par un tunnel - une option qui coûtera 352 millions d’euros supplémentaires (par rapport à la solution d’un viaduc), qui seront assumés pour moitié par la ville d’Anvers. Mais l’échevin libéral Van Campenhout refuse de démissionner.

L’Open VLD ne fait pas partie de la coalition au gouvernement flamand, mais était représenté jusqu’à jeudi dernier notamment par deux échevins au sein de la coalition communale anversoise. Le parti libéral flamand s’est dit totalement opposé à la contribution financière que devra fournir la ville d’Anvers (environ 175 millions d’euros) pour pouvoir réaliser l’option du tunnel pour la liaison Oosterweel, sur laquelle le gouvernement flamand s’est mis d’accord mercredi dernier.

Le bourgmestre d’Anvers, Patrick Janssens (SP.A), avait affirmé que les coûts supplémentaires ne devraient pas être assumés par les contribuables anversois, mais cela n’a pas convaincu la fraction Open VLD. Jeudi dernier, elle annonçait qu’elle se retirait de la coalition anversoise.

Contrairement à son collègue de parti l’échevin anversois des Finances Luc Bungeneers (photo) - qui s’était violemment opposé aux dépenses supplémentaires engendrées pour la ville et le port d’Anvers par la construction d’un tunnel -, l’échevin des Sports et du Développement urbain, Ludo van Campenhout, avait approuvé l’option du tunnel et le plan des coûts supplémentaires. Il se trouvait en Chine jeudi dernier, mais à son retour en Belgique il a immédiatement fait savoir qu’il ne comptait, lui, pas démissionner.

L’échevin dissident s’est fait sévèrement critiquer par le président de l’Open VLD, Alexander De Croo, et par la chef de la fraction anversoise, Annick De Ridder (photo, à gauche). Ils estiment que Van Campenhout s’exclut de facto du parti en refusant de démissionner avec le reste de la fraction anversoise.

Certains quotidiens ont d’autre part indiqué ce lundi que l’échevin Luc Bungeneers reviendrait éventuellement sur sa décision de démissionner.

"Une mission difficile"

Le bureau de l’Open VLD s’est concerté ce lundi matin sur l’avenir des deux échevins anversois. Le conflit étant loin d’être résorbé, le parti a demandé à son ancien président Bart Somers (photo) de jouer le rôle de médiateur.

En collaboration avec Axel Polis, le nouveau président de l’Open VLD pour le Grand-Anvers, Somers doit « rechercher une nouvelle unanimité au sein de la fraction et tenter de remettre tout le monde sur la même longueur d’ondes. Ce ne sera pas une tâche facile. Les plaies sont profondes ».

Quant à l’échevin Luc Bungeneers, il s’est entretenu ce lundi matin avec le bourgmestre d’Anvers, Patrick Janssens, sur sa possible démission. Ils ont discuté de la façon dont Anvers financera la moitié des 352 millions d’euros supplémentaires nécessaires pour achever le périphérique anversois par un tunnel. D’autres concertations seraient prévues.