Marcel Habran à nouveau reconnu coupable

Le jury de la Cour d’assises de Bruxelles, qui siégeait à Nivelles, n’a pas cru l’alibi de celui que l’on surnomme le « parrain de la maffia liégeoise » pour contester son implication dans l’attaque du fourgon de la société Brink’s, à Waremme le 12 janvier 1998. Habran a donc été reconnu coupable d’implication dans cette attaque et d’être le chef d’une association criminelle.

Il s’agissait du deuxième procès en assises de Marcel Habran et consorts pour l’attaque mortelle du fourgon de la société Brink’s, survenue à Waremme le 12 janvier 1998. A l’issue du premier procès, à Liège (photo), Habran avait été condamné à 15 ans de prison et à une mise à disposition du gouvernement fédéral pour 20 ans.

La Cour de Cassation avait cependant déclaré l’arrêt nul parce que le jury ne l’avait pas motivé, ce qui est contraire à la législation européenne. Le procès devait donc être repris devant la Cour d’assises de Bruxelles, mais celle-ci l’a décentralisé à Nivelles.

Le jury a cependant estimé une nouvelle fois que Marcel Habran était impliqué dans l’attaque du fourgon à Waremme en 1998 et qu’il était le chef d’une bande criminelle. Il justifie sa décision en expliquant notamment ne pas avoir cru en l’alibi de Habran pour contester son implication.

Affirmant avoir été au courant qu’une attaque allait être commise et craignant d’être soupçonné de participation, Marcel Habran avait expliqué à la Cour s’être fabriqué un alibi en se rendant à Florenville le 12 janvier 1998 en début de journée, pour y faire le plein d’essence, jouer au Lotto et retirer de l’argent.

Le jury a retenu que cet alibi était factice et que la présence physique de Habran à Florenville ou dans sa propriété française de Matton, au moment des faits de Waremme, n’avait été formellement attestée que par son épouse. Le jury a par ailleurs cru deux témoins protégés qui ont impliqué Habran dans les faits de Waremme.

La défense se basait sur l’alibi et la mise en cause de ces deux témoins pour plaider l’innocence de Habran. Le parrain de la maffia liégeoise et un autre complice devraient être fixés ce mercredi ou jeudi sur leurs peines.