Embouteillages: élargir le Ring ne suffit pas

Un élargissement du périphérique (Ring) autour de Bruxelles ne suffit pas à lui seul pour résoudre le problème des embouteillages en Brabant flamand. C’est ce que révèle une étude de mobilité menée par le Centre flamand de la circulation routière. Seule la combinaison de plusieurs mesures permettrait de contrecarrer le problème.

Les chercheurs du Centre flamand de la circulation routière ont analysé quelles mesures pourraient avoir un effet positif sur la fluidité du trafic sur le Ring autour de Bruxelles. Ils partaient de cinq possibilités de grands travaux d’infrastructure :

• un élargissement du Ring
• un tunnel entre deux tronçons de l’E40
• la fermeture du Ring sud
• un tunnel passant sous l’aéroport de Zaventem et allant de l’E40 à l’E19
• la construction d’un 2e Ring le long de l’axe Rotselaar-Malines-Alost

D’autres scénarios ont également été étudiés, comme l’interdiction aux camions de circuler pendant les heures de pointe, la réalisation de liaisons rapides pour les vélos, l’introduction d’un péage urbain, et l’élargissement de l’offre en transports en commun.

Les chercheurs ont finalement conclu qu’aucune des propositions ne parviendra à résoudre seule entièrement le problème des embouteillages. Le plan du gouvernement flamand d’élargir le Ring se révèle cependant l’une des propositions les plus efficaces.

Les autorités proposent d’élargir le Ring nord, afin qu’il y ait 3 bandes de circulation pour le trafic qui ne fait que passer et 2 bandes pour la circulation locale. Ce seraient avant tout les nombreuses entrées et sorties d’autoroutes qui ralentissent la circulation. L’élargissement permettrait de résoudre 70% de la surcharge, estiment les chercheurs.

Cette option semble nettement plus efficace que, par exemple, celle d’un tunnel entre deux tronçons de l’E40, qui n’épongerait que 25% des embouteillages, ou celle d’un second Ring qui ne ferait disparaître que 10% des encombrements. Toutes les mesures possibles ont donc partiellement un effet bénéfique, mais ne peuvent résoudre à 100% le problème des embouteillages.

L’étude va maintenant être présentée aux 31 instances et autorités concernées. Elles discuteront des résultats de l’étude au cours d’une réunion plénière. Un Rapport des effets sur l’environnement sera ensuite effectué pour chacune des propositions, afin de connaître leur impact sur l’être humain, l’environnement et la nature.

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