Reynders ne craint pas les sanctions de l'UE

La Belgique est favorable au renforcement de la surveillance budgétaire des Etats et donc de la gouvernance économique en Europe, ainsi qu’à l’instauration de sanctions quasi automatiques pour les pays dont la dette publique devient trop importante. C’est ce qu’a affirmé le ministre des Finances démissionnaire, Didier Reynders (MR), affirmant que la Belgique ne doit pas se faire du souci face aux sanctions européennes.

La Commission européenne devait présenter mercredi ses propositions formelles pour renforcer la surveillance budgétaire des Etats membres de l’Union. Un consensus a été atteint sur le principe de sanctions envers les pays dont la dette publique devient démesurée, mais leur traduction concrète devrait encore faire l’objet de discussions houleuses entre les 27 membres.

Alors qu’il avait déjà indiqué que la Belgique est favorable au renforcement de la gouvernance économique en Europe et à l’instauration de sanctions quasi automatiques à l’égard de pays trop endettés, le ministre des Finances démissionnaire Didier Reynders (MR) a estimé ce mercredi que la Belgique n’avait pas d’inquiétude à avoir face aux possibles sanctions européennes.

Bien que notre pays ait actuellement une dette publique de 100% du produit intérieur brut - soit bien davantage que les limites européennes imposées -, Didier Reynders estime que les sanctions peuvent être évitées si des économies drastiques sont réalisées et que le budget revient à un équilibre d’ici 2015.

« Le premier but est de parvenir à un budget en équilibre. Lorsqu’il n’y aura plus de déficit budgétaire, nous pourrons peut-être réduire la dette publique de plus de 2% par an », affirme le ministre Reynders.