La Flandre veut un renouvellement industriel

Le gouvernement flamand a présenté son livre vert sur une nouvelle politique industrielle. Il compte dans ce cadre innover sa politique industrielle, en se prévoyant notamment un rôle de stimulateur.

"C’est la fin du modèle où l’on recherche en permanence une hausse de la productivité", a indiqué la ministre flamande de l’Innovation, Ingrid Lieten. "Il y a une limite à la croissance de la productivité. Il nous faut chercher ailleurs", a-t-elle souligné lors de la présentation du livre vert.

Selon le ministre-président flamand, Kris Peeters, l’objectif est de transformer l’industrie de sorte à ce qu’elle puisse créer des valeurs ajoutées à d’autres niveaux que celui de la productivité. C’est nécessaire afin de pouvoir contrer la concurrence des pays à faibles revenus. Aux yeux de Kris Peeters, cette valeur ajoutée peut notamment se retrouver dans la recherche et le développement, l’innovation et le savoir-faire.

La fabrique du futur

Le livre vert lance notamment le concept de "Factory of the Future" (fabrique du futur). Il s’agit d’une plateforme de services flamands devant développer des solutions sur base de l’innovation, de la compétence design, de la tendance de la clientèle, de la technologie énergétique et matérielle, et du capital social.

Parallèlement, le gouvernement flamand s’engage principalement dans une politique industrielle d’innovation. Ainsi, si les entreprises sont chargées d’innover, les autorités flamandes peuvent toutefois les stimuler en ce sens. La Flandre investira ainsi dans des réseaux énergétiques intelligents, dans la mobilité, la logistique, la communication, et une "infrastructure collectivement ouverte".

Des éléments fondamentaux

Afin de rendre une telle politique industrielle possible, certains éléments fondamentaux doivent entrer en jeu, souligne encore Kris Peeters. Il pense ainsi aux coûts salariaux ainsi qu’aux politiques de permis et d’énergie.

"Nous n’avons hélas pas tous ces éléments fondamentaux en main. Les coûts salariaux sont en effet l’affaire du fédéral. Nous allons donc clairement indiquer au gouvernement fédéral qu’il doit y faire quelque chose", a poursuivi le ministre-président flamand.

A la fin de cette année, le gouvernement fédéral va devoir négocier un nouvel accord interprofessionnel avec les partenaires sociaux. Selon Kris Peeters, l’Allemagne et sa politique de modération salariale est dans ce cadre le meilleur exemple à suivre.