“La priorité reste la formation d’un gouvernement”

La décision de la N-VA de se retirer des négociations qui rassemblaient depuis juillet 7 partis pressentis pour un accord sur une réforme de l’Etat et la formation d’une nouvelle coalition gouvernementale, suscite des réactions divergentes au sein des partis flamands qui participaient à cette préformation. Les trois partis francophones impliqués dans ces négociations (PS, CDH et Ecolo) se sont, quant à eux, concertés lundi après-midi.

Le CD&V démocrate-chrétien a annoncé prendre acte de la décision de la N-VA de vouloir reprendre à zéro les négociations institutionnelles. Il estime que les nationalistes flamands et le parti socialiste francophone ont eu toutes les chances pour parvenir à un accord.

Le CD&V ajoute qu’il s’est pour sa part montré constructif dès le début et qu’il aura la même attitude si on l’invite à participer aux discussions futures. Il réclame cependant que le résultat final soit que les états fédérés puissent avoir une majorité de décisions.

Les démocrates-chrétiens rejettent cependant la proposition de la N-VA que le gouvernement en affaires courantes soit légèrement dégraissé. « Le gouvernement démissionnaire traite les affaires courantes de façon responsable. Toutes les spéculations imaginables ne sont pas à l’ordre du jour. Pour nous, la priorité reste la formation d’un nouveau gouvernement à part entière, avec le PS et la N-VA », concluait le président du CD&V, Wouter Beke (photo principale).

"Arrêter de jouer au Stratego"

La présidente des socialistes flamands, Caroline Gennez (photo), demande au PS et à la N-VA de cesser leurs jeux stratégiques. Elle estime que des éléments corrects avaient été mis sur la table des discussions, qui pouvaient permettre de conclure un compromis non seulement à propos de l’autonomie fiscale mais aussi d’un renforcement de la sécurité sociale fédérale.

Le problème serait, selon Gennez, que ni le PS ni la N-VA n’ont envoyé au sein du groupe de haut niveau un négociateur muni d’un véritable mandat. La présidente du SP.A estime néanmoins que l’axe PS/N-VA est inévitable, et elle appelle ces deux partis à prendre maintenant réellement leurs responsabilités.

Il faut négocier un nouveau gouvernement avec un nouvel accord. « Nous n’allons tout de même pas faire comme si rien ne s’était passé le 13 juin dernier. Ce serait trop ironique ». Et Caroline Gennez de répéter qu’elle reste disponible pour chercher une solution.

"La balle est dans le camp De Wever"

Le parti écologiste flamand Groen ! estime pour sa part qu’il revient maintenant au président de la N-VA de faire sortir le pays rapidement de l’impasse politique. « Il est logique que ce soit le président du plus grand parti en Flandre qui prenne une initiative », affirme le président des Verts, Wouter Van Besien (photo).

« Groen ! reste partisan d’une réforme sociale de l’Etat. Chaque demande de collaboration en vue de la préparation d’une majorité des deux tiers sera minutieusement évaluée ».