"Je regrette de ne pas l'avoir fait avant"

Bart De Wever, a déclaré que les négociations avec les sept partis n’allaient plus de l’avant, mais reculaient, et qu’il n’y avait donc plus de raison de continuer. Le président de la N-VA a toutefois souligné qu’il restait prêt à rechercher une solution.

Dans l’émission Terzake d’hier soir, Bart De Wever a indiqué qu’il avait compris, vendredi dernier, que les choses n’allaient pas du tout dans le bon sens alors qu’il faisait le point avec le président du PS Elio Di Rupo sur le travail du groupe de haut niveau et des médiateurs royaux. "Il est devenu clair qu’on faisait du sur place concernant l’allocation familiale, BHV, et les soins de santé, et qu’on reculait même, que tout demeurait problématique. La loi sur le financement aurait pu améliorer les choses, mais il semble que le maximum acceptable pour les francophones restait loin des souhaits de la N-VA".

"Le cadre de référence des deux communautés de ce pays est très différent concernant la réforme de l’Etat. Ce qui pour l’un semble être un pas de géant semble pour l’autre être celui d’un nain. Chaque concession faite par les francophones leur semble énorme, alors qu’à mes yeux ce n’est qu’anecdotique".

"Il ne reste à présent plus assez de confiance pour continuer, et cela ne faisait aucun sens de rester sur le carrousel jusqu’à en devenir malade et finir par tomber", a-t-il encore indiqué, ajoutant que c’était la raison pour laquelle il avait fini par tirer le frein de secours. "S’il y a une chose que je peux me reprocher, c’est de ne pas l’avoir fait avant".

Selon le président de la N-VA, ce qui se trouvait sur table n’était pas un paquet fondamental : "il s’agissait de 6 à 7 milliards d’euros et d’une réforme de l’Etat avec peu de changements structurels, peu de possibilités politiques et aucune responsabilité financière". Pour Bart De Wever, "les entités fédérées doivent, après la réforme, pourvoir encaisser et gérer la moitié de leurs propres moyens. C’est déjà le cas des communes du pays, et donc les entités fédérées doivent également pouvoir le faire", explique-t-il, ajoutant que les 50% en question sont déjà un compromis, le programme de la N-VA promettant 100% des moyens financiers.

"La construction à sept n’est pas enterrée"

Selon le bras droit de Bart De Wever, Siegfried Bracke, la N-VA n’a pas enterré la construction à sept partis mais bien la manière de travailler durant la préformation. "Comparez cela à une exercice de mathématique. Il arrive d’être bloqué et d’arriver nul part. Il faut alors tout simplement recommencer l’exercice sur une feuille blanche et apprendre des erreurs commises", a expliqué Siegfried Bracke dans l’émission matinale "De Ochtend" de Radio 1 (VRT).

Ce dernier n’exclue pas une participation des libéraux lors de nouvelles négociations, même s’il estime que la construction formée par les sept partis n’est pas enterrée. "Nous avons rayé la manière de travailler et non la constellation de partis. C’est toutefois un devoir moral de considérer les différentes options, même si je ne me prononcerais pas sur une éventuelle collaboration des libéraux", a-t-il conclu.