"La N-VA n’est pas prête à un compromis"

Aux yeux des socialistes francophones, le président de la N-VA Bart De Wever est responsable de l’impasse politique. Hier, le leader des nationalistes flamands a mis un terme aux négociations qui, selon lui, n’avançaient pas dans le bon sens. Mais pour le PS, De Wever en est le coupable.

Les principales personnalités du parti socialiste étaient réunis en début d’après-midi pour discuter de la nouvelle situation de crise politique. A l’entrée de la réunion, ils étaient plusieurs à répéter à quel point ils trouvaient "scandaleux" et "irresponsable" que "ce personnage" ne respecte pas les francophones et qu'il envoie le pays dans un gouffre. "L’heure est très grave", déclaraient d’autres membres du PS.

Le ministre-président de la Communauté française et de la Wallonie, Rudy Demotte, a pour sa part déclaré que l’impasse démontre que De Wever n’est pas prêt à un compromis. "En tous cas, cela prouve qu’il n’y pas de volonté de trouver une solution", a-t-il indiqué. "Tout le monde a fait de nombreux efforts pour montrer qu’il y a encore, concernant les francophones, une volonté de trouver un compromis. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas de l’autre côté".

Pour Laurette Onkelinx (photo), Bart De Wever prépare la scission du pays. "C’est tout à fait possible", a-t-elle déclaré sur la RTBF. "Nous constatons qu’il ne dit jamais oui à une proposition. Nous tentons de négocier, nous travaillons à une nouvelle loi de financement, et nous avançons. Mais à un moment donné, la N-VA dit : c’est notre proposition ou rien du tout".

Hier, les dirigeants des trois partis francophones négociateurs, PS, cdH et Ecolo, se sont réunis suite à la décision de la N-VA de couper court aux négociations. Ils ont rappelé leur opposition à toute réforme qui conduirait à un appauvrissement des Wallons et des Bruxellois. Ils ont aussi accusé M. De Wever d'avoir menti en affirmant que les francophones étaient revenus sur leurs engagements. Ils ont également rejeté l'idée de nouvelles élections. "Si on devait voter demain, ce serait encore pire après-demain", a averti Mme Onkelinx.