Le budget 2010 reste dans les rails

Selon un rapport du comité de monitoring, le budget 2010 reste dans les rails du programme de stabilité, avec un déficit de 4,8% du PIB ou 18 milliards d’euros. Il s'agit d'un scénario plus optimiste qu'en juillet. Depuis, les prévisions de croissance se sont améliorées.

Pour 2011 par contre, il faudra faire un effort pour atteindre les objectifs fixé - un déficit de 4,1% du PIB.

A politique constante, le budget 2011 devrait en effet connaître un déficit de 4,6% du produit intérieur brut (PIB), soit 16,9 milliards d'euros. Pour rester dans les objectifs du programme de stabilité, il faudrait un effort équivalent à 0,5% du PIB ou 1,8 milliard d'euros.

Si pour 2011, le gouvernement colle à la trajectoire promise aux institutions européennes, on relève toutefois un dérapage entre le déficit des finances publiques inscrit dans le programme fédéral de stabilité, prévu à 4,1% du PIB.

Selon le Premier ministre sortant Yves Leterme, cet écart est imputable en grande partie aux communes et provinces, qui ont tendance à multiplier les investissements à l'approche des élections locales prévues en 2012.

Le comité de monitoring se demande pour sa part si la Belgique ne devrait pas être plus ambitieuse et réduire plus vite le déficit "vu les prévisions de croissance économique meilleures que prévu".

Il avertit également que l'Europe prépare des sanctions contre les pays qui ne respectent pas les objectifs budgétaires.

Des mini-budgets pour faire fonctionner l’Etat

Le gouvernement belge en affaires courantes va adopter des mini-budgets, reconductibles tous les mois, pour assurer le fonctionnement de l'Etat en 2011 malgré la crise politique qui interdit d'adopter un budget annuel, a indiqué Yves Leterme.

L'équipe sortante n'a en effet pas le pouvoir d'adopter un budget complet pour l'an prochain. Le gouvernement examinera donc vendredi un projet de loi ouvrant la voie, si la crise politique se prolonge à l'adoption de "douzièmes provisoires", a expliqué Yves Leterme.

Ces "douzième provisoires" équivalent à un douzième du budget de 2010. Ils permettent notamment de payer les salaires des fonctionnaires, mais n'autorisent pas l'adoption de nouvelles politiques, alors que la Belgique a besoin de réduire ses dépenses de quelque 22 milliards d'euros pour atteindre l'équilibre budgétaire en 2015.