Quatrième tour de consultations pour le roi

Le roi Albert II entame un nouveau tour de consultations politiques. Les présidents des sept partis qui participaient aux négociations seront reçus au palais. Les libéraux, flamands et francophones, n’ont toujours pas été invités.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, était le premier à être reçu par le roi afin de partager sa vision sur cette situation d’impasse et sur l’avenir politique. Arrivé vers 11h30, il aura été reçu en audience durant une demi-heure environ. 

Vers 14h30, ce fût au tour du président du PS, Elio Di Rupo, d'être reçu par le roi. Le chef des socialistes francophones aura également passé une demi-heure auprès du roi.

Les présidents du CD&V, Wouter Beke, du SP.A, Caroline Gennez, et du cdH, Joëlle Milquet ont ensuite également été reçus en audience. Jean-Michel Javaux (Ecolo) et Wouter Van Besien (Groen !) iront demain au palais.

Malgré certaines spéculations, et la volonté du MR d’être impliqué dans les négociations, les libéraux n’ont pour l’instant toujours pas été invités par le roi.

Hier, le Premier ministre sortant Yves Leterme s’était rendu chez le roi qui lui a demandé que le gouvernement en affaires courantes, en collaboration étroite avec le Parlement, fasse le maximum pour préserver le bien-être économique et social des citoyens dans cette très longue période d'affaires courantes.

Des lignes de communication toujours ouvertes

Hier, le roi a reçu en fin d'après-midi les médiateurs André Flahaut (PS) et Danny Pieters (N-VA). Les présidents de la Chambre et du Sénat ont remis leur rapport final au roi qui les a déchargés de leur fonction.

Durant un mois, les deux hommes ont discrètement mené des discussions avec chaque parti séparément sans pour autant aboutir à un résultat. Les deux médiateurs sont toutefois convaincus qu’ils ont réussi à maintenir ouvertes les lignes de communications entre tous les partis.

Selon Pieters et Flahaut, le plus grand problème reste le désaccord concernant la réforme de la loi de financement. Pour eux, le vrai problème n’est pas le fait qu’il existe différentes visions à ce sujet mais bien le fait que le dossier n’avait pas été suffisamment préparé.