De Croo: "La N-VA ne sait pas ce qu’elle veut"

Le président des libéraux flamands, Alexander De Croo (photo), estime que la N-VA donne l’impression de ne pas savoir exactement ce qu’elle veut. "Le parti nationaliste tangue au gré des vagues", a-t-il déclaré lors de l’émission matinale de la VRT-radio "De Ochtend".

Mercredi, le député nationaliste flamand Siegfried Bracke avait tendu la main vers l'Open VLD et le CD&V pour négocier une réforme de l'Etat, lors d'un débat organisé à Gand. "J'ai le sentiment qu'avec trois partis nous pouvons arriver à un certain stade en matière de réforme de l'Etat", avait-t-il indiqué, faisant référence aux libéraux et chrétiens-démocrates flamands.

"La N-VA doit prendre la direction des opérations"

Le président de l'Open VLD a indiqué que, en ce qui le concerne, la N-VA devait prendre la direction des opérations pour former un nouveau gouvernement fédéral.

A la question de savoir si son parti souhaitait participer aux discussions, Alexander De Croo a répondu que cela dépendait de ce qui se trouvait sur la table.

Mardi, Siegfried Bracke avait encore déclaré que pour la N-VA la formule d’une négociation de la réforme de l’Etat entre sept partis n’était pas enterrée, mais qu’il fallait changer de méthode de travail. "Lors du débat à Gand, Bracke effectuait clairement une opération de séduction", a estimé Alexandre de Croo, "mais je me demande ce que ce parti veut réellement. Je trouve que la N-VA a tendance à tanguer au gré des vagues. ", a-t-il ajouté.

Les libéraux doivent-ils participer aux négociations?

Alexandre De Croo a aussi estimé que la N-VA avait commis une erreur stratégique, dès le début, en laissant le parti socialiste francophone mener seul les négociations.

Le président de l’Open VLD a jugé logique que les 7 partis qui ont participé aux négociations ces derniers mois analysent une fois encore les rapports de force pour une éventuelle reprise du dialogue. "On a vu dans la presse ces derniers jours énormément de reproches adressés de part et d'autre. On a le sentiment que l'ambiance est devenue très mauvaise", a ajouté Alexandre De Croo.

Celui-ci a précisé ne pas être étonné de ne pas avoir été convié par le souverain Albert II pour une consultation. "J'ai pris l'habitude de ne pas être invité. Ce n'est pas le moment de mettre en question le rôle du roi. Son rôle est très souvent de maintenir le bouton 'pause' enfoncé afin de contribuer à calmer les choses. Je ne crois pas que c'est une raison pour remettre cela en question", a-t-il conclu.

"Le MR pourrait faciliter les choses"

"On peut se moquer de l’enthousiasme du Mouvement Réformateur à vouloir participer aux négociations, mais alors que les partis flamands se disent frustrés de la réaction des autres partis francophones (PS, CDH et Ecolo) qui refusent une plus grande responsabilité des Régions et Communautés, seul le MR semble disposé à l’accepter", affirmait encore Alexander De Croo.