De Wever ne fait plus confiance au SP.A

L'interview a été réalisée avant qu'il ne soit chargé d'une mission de clarification par le roi vendredi soir. Le président de la N-VA fait référence au moment où son parti menait les négociations à sept.

Aucun accord n'était alors en vue. "Les francophones ont évidemment toujours dit le contraire, mais c'est faux", affirme Bart De Wever. "Nous étions à des années-lumière d'un accord".

"Je ne fais pas confiance au SP.A"

"Il y a non seulement des contradictions communautaires entre les partis, mais également un clivage gauche-droite. Les intérêts des partis flamands de gauche se situent au niveau belge. Ils y ont leurs grands partenaires qui peuvent les emmener. C'est là qu'ils peuvent gagner leur ticket. Je pense au SP.A et à Groen!. C'est pour ça qu'ils ne sont pas totalement engagés en tant que Flamands. C'est pour ça aussi que former un front flamand est si délicat. Quand je veux parler de quelque chose entre Flamands, cela risque toujours de filtrer vers l'autre côté".

Bart De Wever ajoute qu'il ne fait pas vraiment confiance au SP.A.

Bart De Wever laisse également entendre que ce n'est pas lui qui doit trouver la solution.

"C'est celui qui ambitionne le 16 qui doit être le vrai moteur des négociations. Je peux tout au plus être le turbo de ce moteur. Si j'osais quand même faire un reproche publiquement, je dirais: il ne s'est absolument rien passé ces 25 derniers jours."

Réactions des partis flamands

La présidente du SP.A Caroline Gennez veut négocier "discrètement, en profondeur et sur le contenu". "J'espère que cela sera le cas ces dix prochains jours", a-t-elle réagi à la désignation de Bart De Wever comme clarificateur par le roi.

Pour Caroline Gennez, il est logique que la N-VA soit à nouveau mise à contribution. "Je pense que Bart De Wever a demandé lui-même cette mission au roi."

"Nous sommes conscients que les gens n'attendent qu'une chose, une percée dans les négociations", commente Caroline Gennez. Il faut donc continuer à négocier de manière correcte. "La manière dont on a fait de la politique ces derniers jours était décourageante. En s'injuriant, on ne fait que s'éloigner les uns des autres."

Malgré les déclarations de  Bart De Wever selon lesquelles il ne fait pas vraiment confiance au SP.A.

Le parti socialiste flamand reste malgré tout constructif, affirme Caroline Gennez.

L'Open Vld ne souhaite pas réagir à la mission de Bart De Wever.

Le président du CD&V, Wouter Beke, estime quant à lui qu'il est normal que la N-VA soit mise à contribution.