Van Besien réélu à la tête des Verts

Le président de Groen! Wouter Van Besien a été réélu pour quatre ans à la tête des écologistes flamands lors d'un congrès samedi à Gand au cours duquel il a récolté 94% des voix.

Wouter Van Besien est arrivé il y a un an à la présidence de Groen! , mais les statuts du parti prévoient qu'une nouvelle élection pour ce poste soit organisée dans les six mois suivant un scrutin fédéral.

Il se présentait seul à la présidence, en ticket avec la vice-présidente Björn Rzoska.

A ses troupes, Wouter Van Besien a dit son ambition d'enregistrer des progressions pour son parti à chacune des échéances électorales des quatre prochaines années (communales de 2012, régionales et fédérales de 2014).

"Les problèmes climatiques sont de plus en plus évidents, nos idées économiques innovantes trouvent de plus en plus d'échos, nos propositions sur la solidarité sont particulièrement d'actualité.

Dans ce paysage politique basculant, nous ne pouvons que renforcer notre position", a-t-il estimé.

"Avec beaucoup de gens, nous aspirons à une solution"

Concernant les négociations communautaires, il a encouragé le "clarificateur" royal Bart De Wever à enfin engranger des résultats.

"Avec beaucoup de gens, nous aspirons à une solution (...) Des accords sur papier sont désormais nécessaires, tout comme l'engagement à ne pas revenir continuellement sur les accords passés la veille", a-t-il ajouté.

Wouter Van Besien se montre positif sur le fait que le président de la N-VA Bart De Wever soit actuellement à la manoeuvre. Il a répété qu'associer les libéraux aux négociations ne ferait qu'apporter des difficultés, notamment si le président du FDF Olivier Maingain devait venir négocier BHV.

Pour un renforcement des pouvoirs publics

Le président de Groen! a également plaidé pour un renforcement des pouvoirs publics, considérant les catastrophes environnementales en Hongrie et au Mexique comme des conséquences d'un pouvoir public déficient, et observant qu'après la crise économique et financière, plusieurs tenants du libre marché avaient eux-mêmes reconnu avoir fait fausse route.

Il a cité à ce propos l'ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt (libéral) et le professeur américain d'économie politique Francis Fukuyama.

"La conviction que la politique est nécessaire pour donner une direction pénètre à nouveau les esprits, mais ce 'revival' du pouvoir public et de la politique ne s'est pas encore concrétisé", tant au niveau européen qu'aux gouvernements fédéral et flamand, a-t-il dit.