SNCB: grève du transport des marchandises

Le syndicat socialiste CGSP-Cheminots bloque ce lundi le trafic de marchandises par rail, pour protester contre les propositions de restructuration avancées par la direction. L’action influence la situation sur les routes et le transport des passagers. Aucun train n’a quitté ce matin la gare de Charleroi, ce qui a entraîné la suppression de 9 trains sur la ligne Bruxelles-Anvers. La ministre des Entreprises publiques, Inge Vervotte, se concerte avec les syndicats de la SNCB.

Selon Bram De Saedeleer, le porte-parole d’Infrabel (gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire belge), et le représentant de la CGSP Jos Digneffe, le transport de marchandises par train était quasiment à l’arrêt ce lundi matin, tant en Flandre qu’en Wallonie. La situation ne devrait pas s’améliorer d’ici 22 heures, l’action de grève étant particulièrement bien suivie. "Un signal clair", estime Digneffe (photo).

Le personnel de la SNCB Logistics proteste en effet contre les propositions de réforme avancées par la direction. La CGSP craint cependant que ces projets n’entraînent la disparition de centaines d’emplois.

Le blocage du transport de marchandises a également des incidences sur le transport de passagers ce lundi, et notamment en Wallonie. Aucun train n’a en effet quitté la gare de Charleroi en raison de piquets de grève, alors que seulement la moitié des trains de voyageurs sont sortis de la gare de Namur. Ceci a entraîné la suppression de 9 trains venant d’Anvers et roulant vers Bruxelles. Des trains de remplacement ont cependant été organisés entre Bruxelles-Midi et Anvers.

En Flandre, les problèmes pour le transport des passagers étaient restés limités ce lundi matin. La situation pourrait néanmoins changer dans l’après-midi, en raison de réunions du personnel de la SNCB.

Une grève générale sur l’ensemble du réseau ferroviaire est également prévue, à l’appel du syndicat socialiste, du dimanche 17 octobre à 22h00 au lundi 18 octobre à 22h00.

La ministre démissionnaire des Entreprises publiques, Inge Vervotte (CD&V, photo), s'est cependant concertée ce lundi après-midi avec les syndicats de la SNCB pour tenter d'éviter la grève de lundi prochain.

"Les discussions entre la direction et les syndicats sur la filialisation de la division fret de la SNCB durent déjà depuis un moment. Il est important de trouver une solution", estimait il y a quelques jours la ministre  fédérale.

Encombrement sur les routes

Ce lundi matin, les embouteillages sur les routes étaient plus étendus que d’habitude, en raison de la grève du transport de marchandises par rail, a pu constater le Centre flamand de la circulation. De nombreux voyageurs avaient en effet préféré prendre la voiture pour se rendre au travail plutôt que de risquer d’être confrontés à des retards sur le rail.

Vers 8h30 du matin, on enregistrait ainsi 300 kilomètres de files sur les routes, ce qui est exceptionnel pour un lundi matin de beau temps et sans accident majeur. Le Centre s’attend à ce que l’heure de pointe débute plus tôt ce lundi soir et que les embouteillages mettent davantage de temps à se résorber.

Mardi, le trafic ferroviaire en France sera paralysé par une grève générale. Elle influencera aussi la circulation des trains Thalys (photo) au départ de et vers la Belgique. Une partie des trains internationaux seront supprimés, d’autres auront du retard.

En Wallonie, une grève sévit ce lundi au sein de la société régionale de transports en commun TEC. Les syndicats protestent contre les mesures d’économie.