Une rentrée parlementaire ralentie par la crise

En cette nouvelle rentrée parlementaire, le Premier ministre sortant Yves Leterme ne fera, une fois de plus, pas de déclaration de politique générale. En l’absence d’un nouveau gouvernement, les députés ne savent pas encore s’ils sont dans l’opposition ou dans la majorité. La presse est quant à elle maintenue à distance.

Les parlementaires élus lors des élections du 13 juin dernier font leur rentrée parlementaire en ce deuxième mardi du mois d'octobre.

Pour la deuxième fois en deux législatures, l’absence d’un gouvernement sera synonyme de l’absence d’un "discours sur l’état de l’Union". La confiance de la Chambre ne pourra en outre pas être votée.

Autre situation quelque peu inhabituelle : en cette profonde situation de crise politique, les députés ne savent toujours s’ils siégeront sur les bancs de la majorité ou de l’opposition.

Le parlement travaillera en quelque sorte au ralenti, avec peu d’accords en vue. Seules les questions relevant des affaires courantes pourront en effet être traitées. Aucune initiative politique ne pourra être prise par les parlementaires.

Les bancs du gouvernement sont restés vides, les ministres sortant ayant pris place auprès de leurs groupes politiques respectifs.

Notons que lors de cette première journée parlementaire, une minute de silence a été respectée en hommage à l’ancien ministre-président bruxellois, Daniel Ducarme, décédé en août dernier.

La presse maintenue à distance

La séance plénière de rentrée parlementaire s’est déroulée sous haute surveillance. Durant toute la semaine, la presse sera sévèrement canalisée. Elle ne pourra travailler que dans le péristyle, dans la salle de presse et la tribune de presse.

Le président de l'assemblée, André Flahaut (photo), a expliqué dans une lettre aux médias que les incidents qui ont émaillé la fin de la législature à la Chambre et la présence imposante de la presse principalement télévisée l'ont contraint à prendre ces mesures.

André Flahaut a toutefois prévu d'organiser mardi prochain une réunion avec son collègue du Sénat, Danny Pieters (N-VA), et les représentants de la presse pour régler la circulation des journalistes dans le Palais de la Nation.

Les restrictions apportées à celles-ci pour la séance de rentrée de ce mardi ont en effet suscité une réaction indignée, notamment de l'Association des journalistes professionnels.