"Tout repose sur la loi de financement "

Le conciliateur Johan Vande Lanotte a fait cet après-midi un second rapport sur sa mission au roi. Lors d’une conférence de presse, il a notamment souligné qu’il comptait se concentrer sur le dossier de la loi de financement.

Johan Vande Lanotte avait débuté sa mission de conciliation le 21 octobre et avait fait un premier rapport le 2 octobre dernier. Dans le cadre de sa mission, il a fait analyser par la Banque nationale et le Bureau du plan, ainsi que par six experts, les propositions de réforme de la loi de financement déposées par les partis engagés dans les discussions institutionnelles.

Cet après-midi, il s’est une nouvelle fois rendu au Château de Laeken pour faire un second rapport au roi. Il s’est par la suite adressé à la presse dans le cadre d’une conférence lors de laquelle il a indiqué que ses contacts bilatéraux concernant l’éthique en politique, la nouvelle répartition des compétences et BHV ont mené à quelques avancées.

"J’estime que les contours d’un accord éventuel se précisent sur ces points, mais il reste encore des questions importantes à trancher. Cela ne pourra se faire que lorsqu’on y verra plus clair dans la loi de financement", a précisé Johan Vande Lanotte, soulignant ainsi qu’il était impossible d'aboutir à un accord sur ces autres points sensibles tant qu'aucune solution n'est retenue sur la loi de financement.

Lors des prochains jours, le conciliateur compte ainsi se concentrer presque exclusivement sur la loi de financement.

"Les simulations ont permis une meilleure visibilité"

Selon Johan Vande Lanotte, les modèles proposés par les partis qui ont été retenus offrent une perspective suffisante sur les principaux problèmes. Il a par ailleurs souligné que les différents partis ont désormais une vision plus claire des choses.

Dans les prochains jours, le conciliateur compte avoir des entretiens séparés avec chaque parti, le but étant d’évaluer les points de vue sur chacune des propositions soumises à simulation.

"Cette méthode permettra de préciser les possibles points de rapprochements, de retenir le meilleur de chaque modèle, et surtout de sentir où les ouvertures se trouvent", a-t-il encore expliqué.

Selon le conciliateur, une analyse partielle devrait ensuite permettre de mieux tracer les contours d’un éventuel accord. La semaine prochaine, il devrait examiner dans quelle mesure il est possible de concilier les aspirations de chaque parti dans un modèle global.

Mardi ou mercredi prochain, Johan Vande Lanotte devrait alors entamer avec les différents partis des discussions de fond en vue d’aboutir à un modèle pouvant faire l’objet d’un consensus.