“Des éloges pour la présidence belge de l’UE”

Interrogé ce jeudi matin dans l’émission « De Ochtend », sur la première chaîne radio de la VRT, le ministre démissionnaire des Affaires Etrangères, Steven Vanackere (CD&V), a dressé un bilan positif au terme de quatre mois de présidence belge. Il affirme que le gouvernement belge reçoit de nombreux éloges, mais que « ce n’est pas seulement parce que les ministres ont beaucoup de temps » pour l’instant.

La Belgique assumera jusqu’au 31 décembre la présidence tournante de l’Union européenne. « Je ne dresse pas encore réellement un bilan, mais je veux avant tout souligner un certain nombre de choses », nuançait Steven Vanackere dans l’émission matinale « De Ochtend » (photo).

Le ministre démissionnaire des Affaires Etrangères attribue les nombreux éloges que reçoit la Belgique pour sa présidence à plusieurs choses. "Les Belges parlent plusieurs langues et ont l’expérience de structures politiques compliquées. D’autre part, il existe une bonne collaboration avec le président européen Herman Van Rompuy. C’est notamment parce qu’il est un compatriote que le partage des rôles se fait bien. La Belgique possède en outre de bons ambassadeurs et diplomates. Et n’oubliez pas que c’est déjà la 12e fois que notre pays assume la présidence tournante de l’Union".

Et puis il y a une explication qui revient souvent dernièrement. "C’est vrai que les ministres disposent actuellement de beaucoup de temps parce que le gouvernement est en affaires courantes. C’est au bénéfice de la présidence. A l’aube de notre prise de fonction, tout le monde craignait que la présidence belge ne serait pas bonne parce que nous n’avons pas un gouvernement à part entière actuellement. Il est vrai qu’un échec de la présidence aurait été attribué à la situation politique nationale. Mais n’oublions pas qu’il est surtout important pour les Belges eux-mêmes que nous ayons rapidement un nouveau gouvernement", déclarait Vanackere.

"Je trouve que la Belgique peut être fière de l’accord sur une supervision plus sévère des banques et compagnies d’assurance, qui a été conclu pendant notre présidence. Le fait que les états membres doivent maintenant soumettre leur budget à la Commission européenne est une réalisation importante".

"J’espère que nous pourrons encore conclure un accord au sujet du brevet européen. C’est très important pour l’industrie. Et puis il nous restera à conclure un compromis au sujet du budget européen pour les années à venir", rappelait Steven Vanackere.

"Même si Vande Lanotte échoue, nous devons continuer"

Interrogé aussi dans l’émission "De Ochtend" sur la situation politique en Belgique, le ministre des Affaires Etrangères a estimé que les négociations de conciliation menées actuellement par le médiateur royal Johan Vande Lanotte (SP.A, photo) ne sont pas celles de la dernière chance.

"Je m’oppose à l’organisation de nouvelles élections. Nous avons le devoir de parvenir à un accord", affirme le ministre. "Si cela peut se faire sous la conduite de Johan Vande Lanotte, tant mieux. Mais si nous devons chercher d’autres moyens pour parvenir à un accord, nous en avons le devoir. En juin l’électeur n’a pas seulement lancé un signal au politique, mais il a aussi donné un mandat pour former un nouveau gouvernement. Nous avons besoin d’un gouvernement fort ".

"La meilleure façon de faire échouer quelqu’un est de se demander ce qu’il arrivera après l’échec. En tant que médiateur, Vande Lanotte doit rapprocher les partis politiques. Il me semble qu’il y parvient ", concluait Steven Vanackere.