"Le PS doit oser, la N-VA doit vouloir"

Le chef de file du SP.A, Frank Vandenbroucke, estime qu’une solution communautaires et une percée dans la réforme de la loi de financement sont possibles si les deux parties changent de comportement. "Si chacun d’entre nous n’est préoccupé que par ses propres sous, nous sommes alors condamnés à échouer", a-t-il indiqué dans le quotidien De Morgen.

Selon Frank Vandenbroucke, les Flamands doivent être prêts à inclure des garanties financières dans la loi de financement. Le socialiste flamand vise à cet égard principalement le parti de Bart De Wever. "La N-VA doit être prête à offrir aux francophones un mécanisme d’assurance dans la loi de financement afin qu’ils ne soient pas plumés", souligne-t-il.

Mais selon lui, les francophones doivent également changer d'attitude dans l’actuel débat. "Le PS doit relâcher son comportement défensif et oser opter pour la réforme", estime Frank Vandenbroucke. "Le PS doit oser faire le saut. S’il n’est pas prêt à prendre de risque, alors il ne sera pas possible de le convaincre, même avec les meilleures garanties".

Le SP.A n’est pas le PS

Frank Vandenbroucke trouve que le SP.A ne doit pas particulièrement être sur la même longueur d’onde que le parti socialiste francophone. "Le PS voit son intérêt dans la Belgique et base son comportement défensif sur cette idée", indique Vandenbroucke. "Ce n’est pas la direction des socialistes flamands. Si en Flandre on veut signifier quelque chose en tant que parti de gauche, il n’est pas bon de tirer ses forces du fait d’avoir une grande sœur en Wallonie".