Deux bus De Lijn pris pour cible à Bruxelles

Deux bus de la société flamande des transports en commun De Lijn ont été pris pour cible hier à Bruxelles. Le premier véhicule a essuyé un tir dans la commune d’Anderlecht. Le second a été visé par un projectile à Schaerbeek. Aucun blessé n'est à déplorer.

L’un des bus de la compagnie De Lijn a été la cible de tirs place Bara à Anderlecht dans la courant de l'après-midi de jeudi. Selon les premiers éléments de l’enquête, les projectiles ont été tirés d'une arme à feu.

Il n'y a pas eu de blessés parmi les nombreuses personnes présentes à bord du bus au moments des faits. La vitre latérale du bus, de la ligne 116, a été brisée. Les tirs provenaient d'un immeuble à l'abandon tout proche.

La police est intervenue mais aucun suspect n'a pu être interpellé. Un expert balistique et le labo sont descendus sur les lieux. L'expert a conclu de ses premières constatations que les tirs provenaient d'une arme à feu. Le calibre exacte de celle-ci n'a pas encore été déterminé avec précision, aucune douille n'ayant été retrouvée.

En soirée, un deuxième bus de la compagnie De Lijn a été visé par un projectile. La porte-parole de De Lijn, Karen Vandeplas, a confirmé qu'un projectile avait brisé une fenêtre.
L'incident s'est produit sur la chaussée de Louvain dans la commune de Schaerbeek. Personne n'a été blessé.

"Sans doute des jeunes qui n’ont pas conscience des conséquences"

Les syndicats de la compagnie De Lijn relativisent les incidents. "Je pense qu’il s’agit de jeunes qui ne se rendent pas compte des conséquences d’un tel acte", a déclaré Erwin Van Cauwenbergh du syndicat chrétien ACV. "Par ailleurs, on peut difficilement circuler avec des gilets pare balles".

Le représentant syndical n’exclut toutefois pas la tenue d’actions spontanées. "Il se peut que les conducteurs se mettent d’accord d’arrêter le travail car ils estiment que leur sécurité n’est pas assurée", indique-t-il, soulignant qu’une telle agression reste une question sensible.