Fin de la grève chez Brink’s

Les travailleurs des quatre sites de la Brink's ont voté samedi midi la reprise du travail sur au projet d'accord rédigé hier soir entre les syndicats et les administrateurs provisoires. Dans le protocole d'accord, il est question d'être rémunéré en tant qu'employé et non en tant qu'ouvrier, l'une des revendications du syndicat depuis le début de la grève.

Les travailleurs de Brink's Belgium étaient réunis en assemblée générale samedi sur les 4 sites de la société pour voter ou non la reprise du travail. "208 travailleurs sur les 4 sites ont voté pour la reprise du travail, 38 ont voté contre et 1 s'est abstenu", a expliqué Roger Alho du Setca.

"Nous avons senti, à Strépy notamment, que la tension des trois semaines de grève était bel et bien encore présente. La reprise du travail est évidemment une bonne option pour l'heure dans l'esprit de conserver les actifs et nos clients".

"Nous laissons donc à présent les administrateurs provisoires travailler sur le dossier des éventuels repreneurs de la société. Si une réelle reprise s'envisageait, nous reviendrons autour de la table pour négocier et marquer notre volonté de conserver tous les travailleurs et tous leurs acquis", a précisé Roger Alho.

Selon la Setca, deux repreneurs potentiels sérieux sont actuellement sur la table : la société belge de gardiennage Cobelguard et l'entreprise française de transport de fonds Loomis, note Valérie Van Walleghem.

La grève chez Brink's avait commencé le 27 octobre suite à l'annonce, par la direction, d'un plan de restructuration qui comportait notamment un changement de statut des transporteurs de fonds d'employés vers ouvriers ainsi que le fermeture de la base de Strépy et la vente de celle de Zaventem.