Présence belge réduite mais maintenue en Afghanistan

La Belgique devrait réduire en 2011 sa présence militaire en Afghanistan au profit d'un renforcement de l'effort civil et de reconstruction, mais elle y restera toutefois présente, comme l'ensemble de la communauté internationale, a indiqué samedi le Premier ministre Yves Leterme, en marge du sommet de l’OTAN à Lisbonne.

"Je pense que notre présence militaire - actuellement plafonnée à 626 hommes en vertu d'une décision gouvernementale d'avril dernier - sera réduite dans le courant de l'année prochaine", a affirmé Yves Leterme (photo) à la presse en marge du sommet de l'OTAN et d'une réunion spécifique consacrée à l'Afghanistan.

"Mais il faut dire à la population belge qu'on sera encore présent, moins militairement et davantage civilement au-delà de cette échéance", a ajouté le chef du gouvernement.

"La Belgique ne pourra se désengager, s'abstenir de participer à l'effort militaire international, même au-delà de 2011", a-t-il prévenu, rappelant que la Belgique était l'un des pays fondateurs de l'OTAN, qui dirige en Afghanistan la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), et le pays hôte de l'Alliance atlantique.

Il a cependant prudemment souligné que la décision sur la poursuite de l'engagement belge en Afghanistan sera "de la responsabilité des négociateurs du prochain gouvernement", son équipe expédiant les affaires courantes.

Lors du sommet de Lisbonne, les dirigeants de l'OTAN et des vingt pays engagés à leurs côtés en Afghanistan ont approuvé une stratégie de "transition" devant mener au retrait des troupes étrangères de ce pays entre la mi-2011 et la fin 2014, une échéance fixée par le président afghan Hamid Karzaï lui-même.

M. Leterme a toutefois souligné que cette transition devrait être liée à l'obtention de résultats sur le terrain plutôt qu'à un calendrier.