"Des conséquences néfastes pour la Flandre"

La note du conciliateur royal Johan Vande Lanotte sur la loi de financement peut avoir des conséquences néfastes pour la Flandre, critique vendredi le ministre-président flamand Kris Peeters dans un entretien au Standaard.

Le conciliateur royal Johan Vande Lanotte a discuté jusqu’à 18h30 jeudi soir avec les partis francophones sur sa proposition de révision de la loi de financement.

Les francophones sont disposés à discuter

Cette réunion aura duré au total quatre heures.

Les négociateurs du PS, du CDH et d’ECOLO ont demandé des précisions chiffrées au conciliateur notamment sur le coût chiffré de la loi de financement mais se disent disposés à discuter.

Le président du PS, Elio Di Rupo (photo) a déclaré avant la réunion qu'un accord était possible.

Critique de Kris Peeters

La note du conciliateur royal Johan Vande Lanotte sur la loi de financement peut avoir des conséquences néfastes pour la Flandre, critique vendredi le ministre-président flamand Kris Peeters dans un entretien au Standaard.

Il est vrai que les entités fédérées reçoivent des compétences supplémentaires, mais elles bénéficieront d'à peine 90% des moyens qui y sont liés, fait-il observer.

De cette manière, poursuit le chef du gouvernement flamand, le fédéral reporte sur les entités fédérées une part de l'effort d'assainissement qu'il doit lui-même mener.

En outre, ajoute Kris Peeters, Johan Vande Lanotte transfère de 0,4 à 1 milliard d'euros de dépenses fédérales vers les régions. "Ce qui signifie que nous sommes à nouveau face à un effort de 2 milliards d'euros", calcule-t-il.

"La marge dont nous pensions pouvoir bénéficier après 2011 devrait être entièrement revue".

Kris Peeters se dit toujours partisan d'un transfert de compétences vers les entités fédérées, mais avec d'autres résultats financiers.

Par ailleurs, souligne Kris Peeters, "il n'y a toujours pas de solution pour Bruxelles-Hal-Vilvorde".

Vande Lanotte pense arrêter

Le conciliateur Johan Vande Lanotte pense arrêter sa mission s'il n'y a pas de signe de progrès. Il veut poursuivre sa mission à condition que le président de la N-VA, Bart De Wever, donne des signes clairs qu'il veut un accord, rapporte Het Nieuwsblad vendredi sur base de sources proches du SP.A.

Johan Vande Lanotte veut savoir si Bart De Wever veut clairement un accord de gouvernement. Si ce n'est pas le cas, il arrêtera sa mission de conciliateur.

Les socialistes flamands accusent Bart De Wer d'opter pour une stratégie de pourrissement. Bart De Wever minimiserait chaque avancée afin de créer un climat négatif.

Les socialistes sont convaincus que la N-VA veut finalement dire "non". "Pas parce qu'ils veulent aller aux élections mais parce qu'ils rêvent d'un gouvernement sans N-VA pour pouvoir poursuivre les critiques".

Moureaux déplore les critiques de Peeters

Le vice-président du PS Philippe Moureaux a déploré vendredi sur les ondes de Bel-RTL les critiques du ministre-président flamand Kris Peeters sur la note du conciliateur royal Johan Vande Lanotte et regretté un climat "délétère" au nord du pays.

"Kris Peeters attaque bille en tête" une note qui "certes, n'est pas le paradis terrestre" mais, "si on veut que ça réussisse, on ne doit pas commencer chacun à en expliquer les gros défauts", a commenté Philippe Moureaux.