"Nous n’avons pas d’agenda caché"

Au terme de l'entrevue entre le conciliateur Johan Vande Lanotte et les présidents des 4 partis flamands, les critiques émises par le ministre-président flamand Kris Peeters ont même été aplanies.

Johan Vande Lanotte a vu vendredi après-midi durant deux heures les quatre présidents de partis sans leur délégation.

L'objectif était de lever toute ambiguïté à propos de sa note. L'ensemble des présidents ont assuré n'avoir pas d'agenda caché. Ils ont réitéré leur volonté d'aboutir à une solution.

Après des critiques du ministre-président flamand Kris Peeters sur les conséquences de la proposition du conciliateur visant à assurer une plus grande autonomie fiscale à la Flandre, à savoir la répartition des efforts à réaliser, Johan Vande Lanotte a précisé vendredi qu'en vertu de sa proposition, le volet "autonomie fiscale" atteindrait 44,3% du budget total en Flandre en 2012, et que, compte tenu de la défédéralisation de compétences, l'ensemble des entités devraient réaliser, sur cinq ans, un effort équivalent à celui que l'Etat fédéral réaliserait sur ses propres politiques.

Cet effort pourra se faire de différentes manières, entre autres via les compétences "usurpées" (celles qui s'inscrivent dans le cadre de politiques défédéralisées mais qui restent financées par le fédéral, comme les grandes villes), une retenue sur les dotations, etc.

Un budget de dix milliards d'euros liés aux compétences supplémentaires est prévu pour la Flandre dans le modèle du conciliateur. Si l'effort d'assainissement porte sur 10% de ce budget, il nécessitera des mesures d'économies d'1 milliard d'euros sur 5 ans.

"Les malentendus sont dès lors dissipés", a-t-on appris à l'issue de la réunion des présidents de partis flamands.

"Les quatre présidents soulignent que personne ne dispose d'un agenda caché et que tous sont attachés à la recherche d'une solution".

A l'issue de cette réunion entre présidents de partis, les discussions ont pu reprendre entre délégations flamandes plus élargies.