Un quart de l’électricité belge importée

La Belgique a recours depuis quelques jours à des importations massives d’électricité, pour compenser l’arrêt du réacteur nucléaire de Doel 4, endommagé vendredi dernier par un incendie. L’importation doit permettre d’éviter une grande panne d’électricité. Le réseau doit en effet toujours rester en équilibre, avec une production équivalente à la consommation.

Vendredi dernier, le réacteur de la centrale nucléaire Doel 4 devait être mis à l’arrêt par Electrabel à la suite d’un incendie dans la salle des machines, qui a endommagé l’alternateur de la centrale. Il n’est pas encore clair quelle sera la durée de l’inactivité forcée du réacteur.

Doel 4 est l’un des plus importants des sept réacteurs nucléaires en service en Belgique, avec une puissance de 1.008 MW. La vague de froid dans le pays engendre en outre actuellement une consommation importante d’électricité. Celle-ci dépasse pour l’instant, lors du pic de 18h00, les 13.100 MW.

Pour éviter une gigantesque panne d’électricité dans le pays, le réseau doit être en permanence en équilibre, avec une production équivalente à la consommation. Pour atteindre cet équilibre, la Belgique a eu recours ces derniers jours à des importations massives. Il serait question de 2.000 à 3.000 MW, sur une consommation moyenne de 12.500 MW par jour, ce qui représente entre 15 et 25% de la consommation.

Les capacités d’importations sont mobilisées à la frontière avec les Pays-Bas. Ces derniers fournissent près de 1.400 MW. Des réserves existent aussi à la frontière avec la France, d’où la Belgique importe entre 1.000 et 1.500 MW.