La Belgique interdit la vente de tapis-puzzle

Le ministre de la Protection des consommateurs Paul Magnette a ordonné le retrait des tapis-puzzle du marché après avoir constaté que ceux-ci contenaient trop de particules nocives, notamment de formamide. Ceux qui continueraient à en vendre risquent une amende pouvant s'élever à 20.000 euros.

Ce n'est pas la première fois que Paul Magnette (photo) prend ce type de mesure. En 2009, déjà, il avait agi de la sorte, à la suite d'une enquête de Test-Achats aux conclusions similaires.

Le ministre vient de recevoir les résultats des analyses effectuées par les services en charge de la sécurité des produits au sein du SPF Economie. Ces analyses ont révélé que la quasi-totalité des tapis mis en vente émettent un niveau trop élevé de particules nocives, notamment de formamide", un produit chimique industriel cancérigène.
 

"La Belgique est le premier pays européen à interdire tous les tapis-puzzle, mais nous anticipons en fait une décision européenne qui interdira les formamides dans tous les pays de l'UE à partir de 2013", a expliqué la porte-parole de Paul Magnette, Marie-Isabelle Gomez.

Ces puzzles, généralement destinés aux petits enfants, sont fabriqués en une sorte de plastique caoutchouteux semblables à celui utilisé pour les revêtement de sol de centres aérés ou de tapis de gymnastique. Or, certaines substances destinées à les assouplir sont "nocives lorsqu'elles sont inhalées ou ingérées et irritantes pour les yeux et la peau", ont dénoncé en 2009 des associations de consommateurs belge, italienne, portugaise et espagnole.

Paul Magnette a donné instruction à son administration de prendre toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer ce retrait.

Par ailleurs, dorénavant, afin qu'un tapis-puzzle puisse être mis sur le marché, le fabricant sera obligé de prouver, par l'introduction d'un dossier technique, que le produit ne contient plus aucune trace de substances nocives. La réintroduction éventuelle de ce type de jouet sur le marché ne pourra se faire qu'au cas par cas, a précisé le cabinet de Paul Magnette.