FMI: la Belgique n’est pas "malade"

Les fondamentaux de l'économie belge sont bons mais des mesures doivent être prises "sans délai" pour permettre à la Belgique de faire face aux défis macro-économiques qui se posent à elle, selon les conclusions préliminaires rendues hier par les experts du FMI à l'issue d'une visite de 10 jours en Belgique.

Comme chaque année, une équipe d'experts du Fonds monétaire international a ausculté l'économie belge au début du mois de décembre.

"Les fondamentaux de l'économie belge sont bons mais ils doivent être renforcés", a déclaré Erik De Vrijer, le chef de la délégation du FMI. "L'urgence de prendre des mesures est devenue plus grande", a ajouté le représentant du Fonds monétaire international, alors que le gouvernement d'Yves Leterme en affaires courantes depuis les élections de juin n'a pas le pouvoir de modifier sensiblement les dépenses et les recettes de l'Etat.

"La Belgique doit confectionner son budget sans délai", a ajouté Erik De Vrijer. Ce ne sera possible que lorsqu'un nouveau gouvernement entrera en fonction, mais les négociations qui piétinent depuis six mois ne semblent pas devoir aboutir avant plusieurs semaines.

"La Belgique n’est pas le malade de l’Europe"

L'envoyé du FMI a également souligné que le déficit belge "a déjà baissé", mais qu'il "se trouve encore très loin des 3% qu'il faut atteindre en 2012".

M. De Vrijer a toutefois réfuté l'idée que la Belgique soit "l'homme malade" de l'Europe, comme l'a affirmé lundi dans l'hebdomadaire allemand Der Spiegel le président de la N-VA, Bart De Wever.

"Non, la Belgique n'est pas le malade de l'Europe. Mais cela ne veut pas dire que sa santé ne peut pas être améliorée. Il faut notamment que la Belgique améliore son fédéralisme fiscal. Il faut aussi qu'elle améliore la résistance de son système bancaire", a encore dit M. Vrijer.