Van Branteghem, Joyau du sport flamand

Cédric Van Branteghem s'est vu décerner mardi à Bruxelles le Joyau du sport flamand 2010, un prix que l'on ne peut recevoir qu'une seule fois au cours de sa carrière, remis par le ministre flamand des sports, Philippe Muyters.

A 31 ans, Cédric Van Branteghem a couru lors du dernier Memorial Van Damme, son dernier tour de piste. Ce prix est un hommage pour l'ensemble de sa carrière qu'il a pu se remémorer sur ce dernier 400m à Bruxelles, là où il avait dépossédé un soir de septembre 2003 le mythique record de Belgique de Fons Brydenbach qui le détenait depuis 27 ans.

Malgré de nombreuses blessures, le Gantois restait au premier plan ces dernières années. Il n'était peut-être plus le plus rapide sur 400, mais le relais 4x400, dont il était capitaine, allait le combler.

Il décrochait la 5e place des JO de Pékin en 2008, avant une 4e place aux Mondiaux 2009 de Berlin. Le couronnement de sa carrière était pour cette année avec une médaille d'argent au Mondial indoor disputé au Qatar et la troisième place à l'Euro de Barcelone, toujours avec ce fameux relais 4x400m.

Van Branteghem, éternel équipier des frères Borlée (photo), a remporté le Spike d'Or à deux reprises. Il a rangé ses crampons mais veut rester impliqué dans le projet des relais belges.

"Une belle manière de clôturer ma carrière"

Cédric Van Branteghem était fier de recevoir le Joyau du sport flamand mardi. "Ce trophée est mon Lifetime Achievement Award", évoquait le Gantois. "Je n'ai pas reçu beaucoup de prix durant ma carrière et c'est pourquoi je suis très honoré par ce prix. C'est une forme de reconnaissance de l'athlète et de l'homme que je suis".

Le jury a qualifié Van Branteghem "d'inspiration pour les jeunes", ce qui lui fait énormément plaisir. "Je pense pouvoir dire que j'ai connu une carrière fructueuse, certes avec beaucoup de hauts et de bas. J'ai souvent été freiné par les blessures, mais j'ai à chaque fois prouvé que je pouvais revenir. Et rien que pour ça, j'espère être une source d'inspiration pour les jeunes.".

Van Branteghem n'a pas encore la nostalgie des pistes d'athlétisme. "Je suis bien conscient que ça va me démanger à un moment donné, mais c'est définitivement terminé pour moi. Mon corps n'en veut plus. Ce prix est une belle manière de clôturer ma carrière".