Les indépendants plus exposés à la précarité

Quelque 40.000 indépendants belges, soit 15% du total, vivent de manière structurelle dans la pauvreté, révèle une étude commanditée par l'Union des indépendants flamands (Unizo) à un professeur de la HUB (Hogeschool Universiteit Brussel). Les résultats de cette étude ont été présentés jeudi à Bruxelles.

Cette enquête analyse les revenus nets des personnes qui avaient un statut d'indépendant pour leur profession principale sur la période 1998-2006.

Parmi ceux qui en 2006 avaient perçu un revenu de leur activité d'indépendant pendant au moins sept années de rang, 15% se situaient, durant au moins six ans, sous le seuil de pauvreté, soit plus de 40.000 indépendants.

Le risque d'échouer sous ce seuil pour les indépendants est quatre fois plus élevé que pour les employés, constate encore l'étude.

Le travail a également permis de mettre en lumière d'importantes différences de revenus entre les indépendants. Les femmes sous statut d'indépendant figurent ainsi plus facilement que leurs vis-à-vis masculins dans la catégorie des bas revenus (42% contre 20%).

Les indépendants de l'horeca ou ceux travaillant dans les services et le secteur primaire sont souvent en bas de l'échelle des revenus alors que les indépendants exerçant dans les professions libérales et intellectuelles occupent plutôt le haut du tableau. Les indépendants de plus de 50 ans ont également plus de risques à se retrouver au bas de l'échelle.

Aucune différence n'est en revanche constatée entre les trois Régions.