La lenteur des négociations inquiète

Un sondage d’opinion réalisé auprès de 2.020 Flamands pour l’émission « Koppen » de la première chaîne télévisée de la VRT et pour le quotidien Het Nieuwsblad révèle que plus de 75% des personnes interrogées se font du souci parce que des mois de négociations entre partis n’ont toujours pas mené à la formation d’un nouveau gouvernement. Elles craignent que le pays ne tombe dans une impasse politique.

Ce vendredi, il y aura 194 jours que les discussions politiques ont débuté - à la suite des élections législatives avancées du 13 juin -, dans le but de former un nouveau gouvernement fédéral. C’est un laps de temps aussi long que le record de longueur des négociations de 2007, mais à la différence que cette fois il n’y a pas encore d’accord en vue.

Quelque 77% des 2.020 Flamands interrogés entre le 16 et le 20 décembre - à la demande de l’émission « Koppen » de la première chaîne télévisée de la VRT et du quotidien Het Nieuwsblad - s’inquiètent de cette lenteur politique. La moitié des personnes questionnées croient cependant qu’un accord est encore possible. Ainsi, 52% des Flamands pensent que les négociations aboutiront à un accord fin février 2011, tandis que 30% estiment qu’il faudra attendre encore plus longtemps avant la mise en place d’un nouveau gouvernement.

Il est également étonnant de constater que beaucoup de Flamands font confiance au médiateur royal Johan Vande Lanotte (SP.A, photo principale) pour débloquer un accord. Quelque 72% des personnes interrogées sont ainsi convaincues que le médiateur parviendra à mettre d’accord les négociateurs des 7 partis N-VA, CD&V, SP.A, Groen !, Ecolo, PS et CDH. Ils félicitent Vande Lanotte pour sa méthode de travail, son expertise et sa discrétion.

Encore plus étonnant est le fait que Johan Vande Lanotte reçoit davantage de confiance encore que le président de la N-VA, Bart De Wever (photo). Ce dernier obtient la confiance de 69% des personnes questionnées. Les autres présidents des partis négociateurs obtiennent bien moins la confiance des Flamands.

Ainsi le président du CD&V, Wouter Beke, ne parvient à convaincre que la moitié (49%) des personnes interrogées. Wouter Van Besien de Groen ! convainc 42% des Flamands, Elio Di Rupo (PS) quelque 38%, Caroline Gennez (SP.A) environ 34%, Jean-Michel Javaux (Ecolo) 24% et Joëlle Milquet (CDH) ne convainc que 13% des Flamands.

L’intérêt pour la politique subsiste

Bien qu’ils affichent peu de confiance en certains hommes et femmes politiques du pays, la plupart des Flamands interrogés demeurent intéressés par la vie politique du pays. Deux tiers des personnes interrogées affirment ainsi suivre encore avec intérêt l’information politique.

Pour 50% d’entre elles, l’intérêt est resté aussi grand (ou modeste) qu’il y a 6 mois, tandis que pour 34% l’intérêt a diminué, alors que pour 16% l’information politique est au contraire devenue plus intéressante.

Les Flamands ne voient par contre clairement pas l’intérêt d’éventuelles nouvelles élections. Ainsi, 76% des personnes questionnées affirment ne pas vouloir de nouveau scrutin et 77% estiment que de nouvelles élections n’apporteraient pas de solution à l’impasse politique actuelle.