“Une atteinte aux droits des francophones”

Le parti libéral francophone MR et son aile plus radicale des Fédéralistes démocrates francophones (FDF) - qui ne font pas partie du groupe de partis qui négocient depuis des mois en vue d’une réforme institutionnelle et de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral -, mais aussi le bourgmestre non nommé de Linkebeek, Damien Thiéry (FDF), critiquent vivement la note globale de Johan Vande Lanotte.

Daniel Bacquelaine (MR), chef de groupe à la Chambre et actuellement candidat à la présidence de son parti (photo principale), a estimé ce mercredi matin sur les ondes de la radio francophone Bel-RTL que les partis francophones négociateurs (PS, CDH et Ecolo, ndlr) se trouvent « dans un état de négation ou de reniement ».

Selon lui, la note globale du médiateur royal Vande Lanotte contient « de sérieuses atteintes aux droits des francophones ». Il fait avant tout allusion à la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qui aurait selon lui comme conséquence « que les francophones de la périphérie bruxelloise se soient plus jugés en français ».

Le président du FDF, Olivier Maingain (photo), juge pour sa part que les négociateurs francophones n’ont pas suffisamment pesé dans les discussions. « On se demande s’ils ont remis une note avec leurs priorités. En tous cas, je ne retrouve pas dans le projet Vande Lanotte de grandes traces des revendications francophones ».

"Mauvaise chose pour la démocratie"

Damien Thiéry (FDF), le bourgmestre (photo) non nommé de la commune flamande à facilités linguistiques Linkebeek, estime aussi que la note du conciliateur est beaucoup trop flamande. Il trouve qu’elle envisage trop peu de compensations pour les francophones en échange de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Il regrette notamment que ne soit pas envisagé un élargissement de Bruxelles, « ce qui est regrettable et dangereux pour les francophones ».

En ce qui concerne la nomination des bourgmestres dans les communes à facilités, Damien Thiéry estime que le ministre de tutelle conserve trop de pouvoir. « C’est une mauvaise chose pour la démocratie ». Selon lui, ce sont les députés communaux qui doivent se prononcer sur la nomination d’un bourgmestre, parce qu’ils ont été démocratiquement élus.

Egalement des oppositions flamandes

Mardi, le parti flamand d’opposition Vlaams Belang - qui ne fait pas non plus partie du groupe de négociateurs - avait déclaré juger trop élevé le prix que les Flamands auront à payer pour la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.