"La balle dans le camp des partis flamands"

Hier soir, le président de la N-VA a répété son souhait de remettre le train sur les rails avec son homologue du PS Elio Di Rupo. Ce dernier a toutefois refusé cette proposition, estimant qu’il revenait à présent aux partis flamands d’avancer des propositions concrètes.

Selon le président de la N-VA, Bart De Wever, il revient à son parti et au PS du côté francophone de jouer le rôle de "locomotive" pour relancer les négociations politiques. Il reste cependant discret sur la teneur exacte de ces discussions.

Lors de l’émission Terzake diffusée hier soir sur la chaîne Canvas (VRT), Bart De Wever a fait savoir qu’il désirait principalement mener des discussions discrètement et non via des "conférences de presse théâtrales". Le président de la N-VA faisait ainsi référence au président du PS, Elio Di Rupo.

Bart De Wever a par ailleurs indiqué qu’il voulait, s’il le fallait, prendre seul une initiative. Il n’a toutefois pas voulu préciser en quoi consisterait cette initiative, indiquant qu’il optait de préférence pour des contacts discrets.

L’interview accordée hier soir par Bart De Wever était la première réaction officielle de la N-VA sur la note du médiateur Johan Vande Lanotte. Selon Bart De Wever, son parti et le CD&V ne sont pas les seuls à avoir rejeter la note. A ses yeux, les trois partis francophones avaient également d’importantes réserves face à ce texte mais ont attendu une réaction négative de la part des Flamands.

Le PS refuse de mener la danse avec la N-VA

Le PS avait déjà exprimé son refus de codiriger les négociations institutionnelles avec la N-VA comme proposé par Bart De Wever. Le PS craint en effet un isolement par rapport aux autres partis francophones.

Hier, avant même d’entendre la proposition de Bart De Wever, Elio Di Rupo avait rejeté cette éventualité lors de sa conférence de presse. Cette position a été confirmée ce matin par Paul Magnette sur les ondes de la Première.

Lors d’une conférence de presse donnée aujourd’hui à Mons, Elio Di Rupo a une nouvelle fois indiqué que son parti ne prendrait pas d’initiative pour le moment. "La balle est à présent dans le camp des partis flamands", a-t-il indiqué. "C’est maintenant au tour des partis flamands d’avancer des proposition concrètes et acceptables pour les citoyens francophones", a-t-il souligné.

Pour le président du PS, le CD&V et la N-VA doivent clarifier leur volonté. "Nous n’avons plus besoin de déclarations mais bien des propositions acceptables pour les Francophones".

"Il faut repartir de la note De Wever"

Le chef de groupe N-VA à la Chambre Jan Jambon a reconnu ce matin sur les ondes de Radio 1 (VRT) que la formule à sept "pouvait changer" mais a réclamé de repartir de la note de son président de parti Bart De Wever.

"Nous voulons qu'il reste au final au moins une apparence de la promesse que nous avons faite à l'électeur. Avec ce qu'il y a sur la table, ce n'est pas possible", a plaidé M. Jambon.

Le travail du conciliateur royal Johan Vande Lanotte a été "bon", juge Jan Jambon, démentant que la N-VA l'ait rejeté, mais il est "en-deçà" du nécessaire, "tout comme il l'est aux yeux du PS", selon lui.

Pour Jan Jambon, la note que son président de parti Bart De Wever a présentée en octobre en tant que "clarificateur royal", et qui avait été immédiatement rejetée par les francophones, devra servir de base de négociation.