Le Roi demande d’améliorer le budget 2011

Albert II a reçu en audience, ce lundi au Château de Laeken, le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme (CD&V) et lui a demandé que le gouvernement en affaires courantes prépare un budget 2011, "avec comme objectif que le solde de ce budget soit meilleur que celui convenu avec les autorités européennes".

L’élaboration d’un budget pour cette année aurait dû être la tâche du nouveau gouvernement fédéral, mais la formation de ce dernier est encore loin d’être en vue alors que les négociations institutionnelles sont dans l’impasse depuis jeudi dernier.

Ce week-end, des personnalités politiques se sont à nouveau exprimées en faveur de l’octroi de compétences au gouvernement en affaires courantes afin que ce dernier puisse préparer un budget pour 2011, avec le soutien de la N-VA (qui a remporté en Flandre les élections de juin). Le parti de Bart De Wever s’est montré prêt, ce dimanche, à soutenir le gouvernement à cet effet, depuis le Parlement fédéral.

Ce lundi, le Palais royal publiait un communiqué indiquant que le souverain (photo) avait reçu en audience le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme et lui avait demandé que le gouvernement en affaires courantes préparer le budget 2011, « avec comme objectif que le solde de ce budget soit meilleur que celui convenu avec les autorités européennes ».

« Il pourrait s’agir d’un truc habile d’Yves Leterme », commentait ce lundi le journaliste politique Tim Pauwels (VRT). « Le Premier ministre souhaite en effet depuis longtemps entreprendre quelque chose pour maintenir le budget sous contrôle. Si la demande émane du Roi, cela permet d’évincer la question de savoir si cette possibilité peut être donnée à un gouvernement en affaires courantes. Le Premier ministre a ainsi un argument de poids en main ».

La requête du souverain doit vraisemblablement aussi donner un signal aux marchés internationaux. « Car, en fait, le budget correspond actuellement à ce qui a été convenu avec les autorités européennes. Mais en tentant d’améliorer encore la situation, on veut apparemment apaiser les marchés internationaux », concluait Tim Pauwels.