Le Belge possède en moyenne 160.000 euros

Actuellement, les Belges possèdent au total quelque 1.767 milliards d’euros, soit une moyenne de 160.000 euros par habitant du pays. C’est ce qu’a calculé la Banque nationale, sur base notamment des sommes placées sur les comptes d’épargne et de la valeur des biens immobiliers.

A la fin du mois de septembre 2010, la somme de tous les placements et des épargnes réalisés par les Belges - y compris les avoirs immobiliers - s’élevait à 909,5 milliards d’euros, indiquent les chiffres rendus publics ce mercredi par la Banque nationale de Belgique. Les portefeuilles d’investissements ont vu leur valeur augmenter de 15% par rapport à l’année précédente et les montants placés sur des comptes d’épargne augmentent également.

D’autre part, on assiste à nouveau à une augmentation de la valeur de l’immobilier. La valeur des biens immobiliers de tous les Belges s’élève ainsi à 1.050 milliards d’euros. En revanche, la dette des Belges qui ne parviennent pas à rembourser leurs prêts hypothécaires s’élève maintenant à 192,3 milliards d’euros.

Cette dette prise en compte, le montant total des avoirs des Belges s’élève à 1.767,2 milliards d’euros. Avec près de 11 millions d’habitants dans le pays, cela fait une moyenne de 160.000 euros par habitant, les enfants y compris.

Les Belges comptent ainsi au nombre des habitants les plus riches de la zone euro. Le taux d’épargne en Belgique est l’un des plus élevés au monde. Il atteint aujourd’hui 17% du revenu disponible. Ceci explique qu’entre juin et septembre 2010, les Belges ont placé 5,2 milliards d’argent frais sur leurs livrets d’épargne, mais aussi 2,7 milliards dans les assurances et 2,6 milliards d’euros d’actifs financiers.

Revers de la médaille : le fossé entre les riches et les pauvres de notre pays continue à grandir.

Logements toujours moins accessibles

D’autre part, les prix de l’immobilier ont augmenté plus rapidement que l’indexation des salaires depuis 1995. Conséquence : il devient toujours plus difficile pour les jeunes ménages de trouver un logement à un prix abordable, surtout s’ils ne peuvent compter sur un héritage ou un soutien financier de la famille.

Pour l’avenir proche, la situation ne semble d’ailleurs pas s’améliorer. On s’attend en effet à ce que les intérêts sur les prêts hypothécaires augmentent encore. Le taux d’intérêts indicateur de la Banque centrale européenne se situe actuellement à 1%, ce qui est très bas. Mais ce taux pourrait augmenter dès l’automne.

Anticipant ce mouvement, les taux d’intérêts variables et fixes des banques pourraient augmenter après l’été.