Flamands et francophones discutent à part

Le conciliateur royal Johan Vande Lanotte (SP.A) rencontrait ce vendredi les présidents des sept partis politiques qui participent depuis des mois aux négociations institutionnelles, en vue de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral. A 15h00, il s’entretenait avec les présidents des quatre partis flamands, et à 17h00 il devait se réunir avec les présidents des trois partis francophones. Il s’agit de discussions pour "tâter la situation", sans proposition concrète pour relancer les négociations.

Au 222e jour après les élections législatives du 13 juin 2010, on ne peut encore parler de véritables négociations entre les partis impliqués dans les discussions institutionnelles. Le conciliateur royal tente cependant de toutes ses forces de relancer les négociations, si possible à sept partis. Depuis le 11 janvier, il est aidé dans sa mission par le président de la N-VA, Bart De Wever (photo principale, à dr.), et le président du PS, Elio Di Rupo (photo principale, à g.).

Le triumvirat a été proposé par le roi Albert II après que la note générale de négociation rédigée par Johan Vande Lanotte et présentée aux sept partis début janvier ait été considérée comme insuffisante par la N-Va et le CD&V pour poursuivre immédiatement les négociations avec le CDH, le PS, Ecolo, Groen ! et le SP.A. Le médiateur avait alors demandé au souverain d’être déchargé de sa mission de conciliation. Albert II lui a cependant proposé de poursuivre sa médiation, mais épaulé par les présidents du PS et de la N-VA.

Après deux réunions du triumvirat - il y a 10 jours et lundi dernier -, Johan Vande Lanotte (photo) rencontrait ce vendredi les présidents des sept partis, par groupe linguistique. A 15h00, il s’entretenait ainsi avec les quatre partis flamands, assisté par Bart De Wever. A 17h00, il devait ensuite se réunir avec les trois partis francophones, assisté par Elio Di Rupo.

Le triumvirat est resté très discret sur sa méthode de travail, mais il semble que ce vendredi il était seulement question de faire un état de la situation. Il n’y aurait pas de proposition concrète sur la façon dont les négociations pourraient se poursuivre. Les deux réunions auraient donc eu comme but de « tâter la situation ».

L’attitude des partis lors des réunions de ce vendredi semblait donc décisive pour l’évolution de la situation. Si les partis - et essentiellement les deux vainqueurs des élections, la N-VA et le PS - refusent de faire un pas dans la direction l’un de l’autre, il semble peu probable que Johan Vande Lanotte puisse encore poursuivre sa mission de conciliation.