Un documentaire sur Doel à la Berlinale

"L’ange de Doel" raconte comment l’expansion du port anversois menace de disparition le village de Flandre orientale. Cette production belgo-néerlandaise, dirigée par le Néerlandais Tim Fassaert, a été sélectionnée pour le Festival du film de Berlin. Elle se présentera dans la section documentaire du festival allemand, intitulée "Forum".

"De engel van Doel" (‘L’ange de Doel’), dirigé par le metteur en scène néerlandais Tim Fassaert, suit le destin de deux habitants âgés du petit village de Doel, situé dans l’extrême nord de la province de Flandre orientale, sur la rive gauche de l’Escaut.

Ce village revient régulièrement à l’avant-plan de l’actualité, non seulement parce qu’il abrite l’une des deux centrales nucléaires de Belgique, mais aussi parce qu’il compte au nombre des villages dans les marais du pays de Waas qui devraient être sacrifiés pour faire place à l’expansion du port d’Anvers. L’expropriation des habitants et l’évacuation totale de la localité a été décidée en 1999 par le gouvernement flamand. Divers comités d’action s’y opposent cependant farouchement depuis des années.

Tim Fassaert avait déjà réalisé il y a quelques années un documentaire sur le village de Doel. Sa nouvelle coproduction belgo-néerlandaise vient donc d’être sélectionnée pour la section "Forum" (documentaires) du Festival du film de Berlin.

Le documentaire franco-belge "Territoire perdu" de Pierre-Yves Vandeweerd a également été sélectionné pour la catégorie "Forum". Il traite du conflit qui oppose depuis des décennies le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à propos du Sahara occidental.

La 61e édition de la Berlinale aura lieu du 10 au 20 février prochains et présentera 22 films, dont 16 en compétition.