Albert II poursuit ses consultations

Le Roi reçoit ce lundi la présidente du SP.A Caroline Gennez, ainsi que les présidents du CD&V Wouter Beke et du MR Didier Reynders. Entretemps, de vives critiques ont été exprimées au sein de certains partis lors des traditionnelles réceptions de Nouvel An.

Après avoir reçu la semaine dernière les présidents des partis écologistes, Wouter Van Besien (Groen !) et Jean-Michel Javaux (Ecolo), mais aussi du parti libéral flamand, Alexander De Croo (Open VLD), et du parti démocrate-chrétien francophone, Joëlle Milquet (CDH), le souverain belge rencontre ce lundi trois autres présidents de partis : Caroline Gennez (SP.A), Wouter Beke (CD&V) et Didier Reynders (MR). Les libéraux flamands et francophones n’avaient jusqu’ici pas été impliqués dans les discussions en vue d’une réforme de l’Etat et de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral.

Albert II (photo) devrait rencontrer mardi les présidents du PS, Elio Di Rupo, et de la N-VA, Bart De Wever, qui avaient été associés pendant deux semaines au conciliateur Johan Vande Lanotte pour tenter de relancer les discussions entre les 7 partis négociateurs. Une mission qui a échoué en début de semaine dernière.

Entretemps, l’impasse politique semble plus profonde que jamais. Bart De Wever a ainsi affirmé que son parti, la N-VA, est soumis de toutes parts à une pression grandissante pour qu’il fasse des concessions. Mais le président des nationalistes flamands refusent de faire des concessions.

« Céder ou ficher le camp, voilà le message que je reçois quotidiennement. Mais je ne songe pas encore une seule seconde à céder », déclarait Bart De Wever.

Du côté francophone, certains parlent également un langage dur. Ainsi le président du FDF, Olivier Maingain (photo), a décrit le nationalisme en Flandre comme l’un des plus virulents et des plus nuisibles en Europe.

Après avoir été exclus pendant 7 mois des négociations institutionnelles à 7 partis, les partis libéraux flamand et francophone pourraient bien être impliqués maintenant dans les discussions communautaires. Le FDF, qui est lié au MR à Bruxelles, réclame déjà sa place à la table des négociations, avant tout pour pouvoir défendre les intérêts des Bruxellois.

Olivier Maingain a également sévèrement critiqué les démocrates-chrétiens flamands. Il estime en effet que le CD&V suit de trop près la ligne de la N-VA.