La faillite de Brink’s reportée

Le tribunal de commerce de Bruxelles prononcera mercredi, lors d’une audience extraordinaire, la faillite du transporteur de fonds. Cette faillite n’a pu être déclarée ce lundi parce que la société est encore impliquée dans une procédure de réorganisation judiciaire. Les syndicats espèrent que le délai de 2 jours permettra l’apparition d’un nouveau candidat à la reprise.

Les administrateurs délégués provisoires de Brink’s avaient fait aveu de faillite la semaine dernière, après que le groupe suédois Loomis ait indiqué en dernière minute qu’il n’était plus candidat à la reprise du transporteur de fonds américain installé en Belgique.

Selon les administrateurs Alain Zenner et Gérard Delvaux (photo), il ne reste plus que 660.000 euros dans les caisses du transporteur de fonds, ce qui n’est pas suffisant pour assumer les salaires du personnel. La société Brink’s n’est en outre plus assurée depuis ce lundi.

Le parquet de la 4e chambre du tribunal a émis des réserves quant à l’aveu de faillite. Selon lui, les administrateurs provisoires ont en effet été nommés pour assurer la continuité de l’entreprise - ce qui est donc en contradiction avec une demande de déclaration de faillite. D’autre part, Brink’s est impliqué jusqu’au 23 février dans une procédure de réorganisation judiciaire.

Les administrateurs délégués ont donc demandé que leur renoncement à cette procédure de réorganisation soit entériné, ce qui sera fait mercredi devant une autre chambre du tribunal. La faillite devrait donc pouvoir être déclarée à la suite de cette audience.

Le report aura pour conséquence que les 398 travailleurs devront être payés deux jours supplémentaires, ce qui coûtera 50.000 euros par jour à Brink’s. Selon Mark Geerinck du syndicat chrétien, il y aurait encore suffisamment d’argent dans la caisse pour financer ces deux jours supplémentaires.

Encore l’espoir de nouveaux repreneurs

Les syndicats espèrent en outre que ce délai pourra permettre à un éventuel nouveau candidat acquéreur de se manifester. Un avis que partage l’administrateur provisoire Alain Zenner : « Nous avons l’impression que les intéressés pourraient attendre l’avis de faillite avant de se faire connaître. Peut-être qu’ils auront alors davantage de possibilités, bien que le chiffre d’affaires de Brink’s reste un problème ».

Entretemps, les activités du transporteur de fonds sont à l’arrêt. Les fourgonnettes de Brink’s ne récoltent plus de fonds ou n’acheminent plus de billets vers les distributeurs de banques.

Ceci pourrait lentement créer des problèmes d’approvisionnement. A l’heure actuelle, c’est en outre Bpost (la poste) qui se charge de remettre l’argent des pensions, une tâche qui est normalement assumée par Brink’s.