Vanackere: "Le régime doit écouter le peuple"

Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere (CD&V), et ses collègues européens ont appelé l’Egypte à entamer un dialogue avec l’opposition. Cet appel a été lancé à la suite d’une réunion qui s’est déroulée hier soir à Bruxelles. Le nom du président égyptien, Hosni Moubarak, n’a toutefois pas explicitement été cité.

Les ministres européens ont déclaré que les actuels dirigeants au pouvoir en Egypte devaient écouter et prendre en compte les exigences exprimées par le mouvement de protestation.

Si le nom du président égyptien, Hosni Moubarak n’a pas explicitement été cité, le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, estime que le message européen n’en reste pas moins fort. "Aucun régime ne peut nier à long terme les souhaits de la population sans être sanctionné", a-t-il souligné lors de l’émission Terzake (VRT).

Steven Vanackere a indiqué que les ministres européens des Affaires étrangères se sont principalement concentrés sur la situation actuelle en Egypte même, avant de considérer ce qu’elle pourrait avoir comme conséquence sur Israël ou le Moyen-Orient. "J’ai demandé qu’on envoie avant tout un message en direction de la population égyptienne, pour leur faire savoir que leurs préoccupations étaient prises au sérieux par l’Europe", a expliqué Steven Vanackere, soulignant que la déclaration originellement adressée aux autorités avait ainsi quelque peu été modifiée.

"Il est vrai que dans une première déclaration, le Royaume-Uni et quelques autres Etats-membres se référaient explicitement au rôle de Moubarak. Mais dans le texte final, accepté par les 27, nous avons ouvertement choisi de ne pas mentionner de personnes, car le plus important dans tout ça c’est de voir quelles seront les changements institutionnels et démocratiques pour la population".

Quant au sort réservé à Hosni Moubarak, le chef de la Diplomatie belge indique que sa sortie du pouvoir semblait de toute façon inéluctable. "On savait déjà que lors des prochaines élections présidentielles en septembre, la chance était tout de même très grande qu’une nouvelle personne soit appelée à diriger le pays. Le nom de cette personnes importe finalement peu. Ce qui compte le plus, c’est la relation qu’elle entretiendra avec la population et le respect qu’elle aura pour la démocratie", conclut Steven Vanackere.