De Wever attend les propositions du MR

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a déclaré jeudi lors de l’émission « De ochtend » à la VRT-radio qu'il ne serait pas facile pour son parti de négocier la formation d'un gouvernement fédéral avec les libéraux francophones, au lendemain de la désignation de leur président comme informateur par le roi Albert II.

Il existe toutefois encore des idées pour sortir de l'impasse dans laquelle le pays est plongé depuis plus de sept mois, a-t-il ajouté.
"Quand la nécessite fait loi, le sauvetage est proche", a assuré Bart De Wever.
 

Le président du parti nationaliste flamand a reconnu que les points de vue de la N-VA et du MR étaient "proches" dans le domaine socio-économique.

Il s'est aussi réjoui de ce que le MR plaide en faveur d'une logique confédérale quand il se dit prêt à discuter d'abord de ce qui doit encore être décidé au niveau fédéral et transférer les autres compétences aux Communautés et aux Régions. "Ça sonne bien à nos oreilles", a-t-il dit.

Le dirigeant nationaliste a par ailleurs relativisé les propos du président élu du MR, Charles Michel, qui a défendu un élargissement de Bruxelles et l'idée de former un gouvernement sans la N-VA.
"Le MR était alors dans une ambiance électorale. On ne fait alors aucune déclaration prudente. Ils (les libéraux francophones) sont maintenant impliqués dans les négociations et il n'y aura pas d'élections. Nous verrons ce qu'ils vont proposer. Nous devons au moins écouter ce qu'ils ont à dire", a poursuivi M. De Wever.
Il a aussi souligné que tous les partis francophones "rêvaient" de former un gouvernement fédéral sans la N-VA.
Le président de la N-VA s'est cependant voulu optimiste sur une sortie de crise.

Il est facile d'être pessimiste et de dire que personne ne ne le sait. Ce n'est pas ainsi. On réfléchit encore et il existe encore des idées. Je ne suis pas si sûr que tout est bloqué et que rien ne se produira avant2012"., a-t-il dit, dans une allusion à l'échéance des élections communales d'octobre de l'an prochain.

Le leader de la N-VA a enfin reconnu qu'un de ses propos tenus l'an dernier sur M. Reynders n'était "pas des meilleurs".
En avril 2010, M. De Wever avait fait un rapprochement entre M. Reynders et le pédophile Marc Dutroux en commentant la mission dont le Roi avait chargé le président du MR pour ramener les négociateurs de BHV à la table des négociations. "Cela revient à demander un avis à Marc Dutroux sur les bonnes moeurs", avait-il dit.

"Le contexte a maintenant radicalement changé", a expliqué jeudi le président de la N-VA.