Van Rompuy: "Madame Merkel n’a fait aucune proposition concrète"

L'Allemagne et la France n'ont fait "aucune proposition concrète" pour renforcer la compétitivité des pays de la zone euro, a déclaré vendredi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à l'issue d'un sommet européen dont les deux pays avaient pourtant l'ambition de fixer l'agenda.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 devaient aborder une nouvelle fois vendredi le renforcement de la gouvernance économique, devenu un thème central depuis la crise de la zone euro. Plusieurs propositions sont déjà sur la table.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, ont tenté de mettre à l'agenda un renforcement additionnel de la compétitivité, passant notamment par la suppression de l'indexation automatique des salaires, mais ils ne semblent pas avoir été suivis par leurs partenaires.

Selon le Premier ministre belge Yves Leterme, pas moins de 19 Etats membres ont rejeté la méthode choisie par Paris et Berlin pour dicter l'agenda du sommet.
 

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a quant à lui affirmé que les deux pays n'avaient même pas formulé leurs propositions pendant la réunion. "Madame Merkel n'a fait aucune proposition concrète. Je sais que des papiers circulent, mais aucune proposition n'a été faite pendant la réunion", a-t-il dit.
Les 27 n'auraient selon lui "pas débattu sur le fond", mais se sont mis d'accord pour progresser d'ici mars sur un renforcement additionnel de la gouvernance économique "dans le respect des traités".