La N-VA apportera son soutien pour la mise en oeuvre de l'AIP

La N-VA est disposée à soutenir le gouvernement en affaires courantes pour la mise en oeuvre de l'accord interprofessionnel (AIP), a indiqué dimanche à De Zevende Dag le député Ben Weyts.

Après le rejet du projet d'accord par les syndicats socialiste et libéral, il appartient au gouvernement à traduire les éléments de l'accord en dispositions légales.

Toutefois, comme il n'y a pas de gouvernement de plein exercice, certains s'interrogent sur les capacités pour un gouvernement en affaires courantes de prendre de telles mesures. S'y ajoute encore le fait que l'accord comporte des mesures difficiles que certains partis de la majorité sortante pourraient hésiter à soutenir.

Le tout est d'autant plus vrai que du côté patronal, le président de la FEB, Thomas Leysen, a déclaré samedi dans La Libre que l'AIP constitue un tout et doit donc être traduit dans son ensemble.

M. Leysen insiste notamment sur le fait que les patrons ont accepté le maintien de l'indexation automatique des salaires. "Évidemment, si on met en cause l'équilibre global de l'accord en voulant rediscuter l'une ou l'autre partie, alors tout reviendra sur la table. Je ne crois pas que dans le contexte actuel, ce soit souhaitable".

Ben Weyts a abondé dans le même sens dimanche. "Nous voulons soutenir l'accord au parlement. Mais bien tout l'accord", a-t-il dit.
Willem-Frederik Schiltz (Open VLD - photo) a aussi souligné que l'accord était équilibré et a laissé entendre que son parti entend le soutenir dans son ensemble.

Le secrétaire d'Etat démissionnaire Etienne Schouppe (CD&V) a quant à lui souligné qu'il faudrait d'abord un accord au sein du gouvernement avant que l'accord puisse être soumis au parlement.