Disparitions d’enfants signalées via GSM

La Fondation européenne pour enfants disparus et sexuellement exploités, Child Focus, va renforcer son système d’alerte en signalant les disparitions inquiétantes via la radio et la télévision, mais aussi via GSM et courriel. Pareil système existe déjà aux Pays-Bas.

Child Focus projette de renforcer ses moyens de communication lors de disparitions d’enfants qui sont jugées inquiétantes. La Fondation pour enfants disparus et sexuellement exploités ne recourra donc pas à la téléphonie mobile et à l’internet pour toutes les disparitions d’enfants en Belgique, mais uniquement lorsqu’on soupçonne que la vie de l’enfant disparu pourrait être directement en danger, précise Dirk Depover de la Fondation européenne basée à Bruxelles.

Il appartiendra ainsi au magistrat de prendre la décision de signaler une disparition inquiétante d’enfant également via courriel et SMS. Cela devrait se produire notamment lorsqu’un enfant a été enlevé par un inconnu, ou quand un très jeune enfant a disparu dans des circonstances suspectes.

Dans pareils cas, Child Focus se concertera avec la police et la justice pour divulguer un message d’alerte (« Child Alert ») du même type que les « flash » qui sont envoyés via internet ou GSM pour des nouvelles importantes. Ces messages ne seront cependant envoyés qu’aux personnes qui se seront inscrites pour les recevoir.

Le message d’alerte sera également immédiatement divulgué sur des chaînes télévisées. Il contiendra des informations sur l’enfant disparu et une photo, ainsi que - si possible - des données sur l’éventuel ravisseur. Le but est de joindre aussi rapidement que possible d’éventuels témoins. Ces derniers pourront communiquer les informations dont ils disposent à un numéro d’appel général, qui sera communiqué dès la semaine prochaine.

La grande majorité des chaînes de radio et télévision, ainsi que des opérateurs de téléphonie mobile ont annoncé qu’ils collaboreront au nouveau système d’alerte.

Aux Pays-Bas, un système similaire existe depuis plus de deux ans. Il n’a jusqu’ici été utilisé que dans le cas de quatre disparitions d’enfants.