Didier Reynders poursuit ses consultations

Le président du MR (photo principale), chargé par le Roi d’une mission d’information institutionnelle de deux semaines, s’est entretenu lundi pendant 3 heures avec le président du parti socialiste Elio Di Rupo. Ce mardi, il rencontre le président des démocrates-chrétiens flamands Wouter Beke, la présidente des socialistes flamands Caroline Gennez, la présidente du CDH Joëlle Milquet et les présidents des partis écologistes flamand et francophone.

Chargé par Albert II d’une mission d’information institutionnelle, après l’échec de la mission du conciliateur royal Johan Vande Lanotte (SP.A), le président du MR et ministre des Finances démissionnaire Didier Reynders avait entamé jeudi dernier un tour de consultation des présidents de partis, afin de sonder leur volonté d’aboutir à un accord communautaire et la formation d’un nouveau gouvernement fédéral.

Après avoir rencontré la semaine dernière le conciliateur Johan Vande Lanotte, ainsi que le président de la N-VA Bart De Wever, la vice-Première ministre socialiste Laurette Onkelinx et le président de l’Open VLD Alexander De Croo, Didier Reynders s’est entretenu ce lundi après-midi, pendant trois heures, avec le président du PS Elio Di Rupo.

Ce mardi matin, le président des libéraux francophones rencontrait le président des démocrates-chrétiens flamands Wouter Beke (photo). A l’issue de cette réunion, Beke a déclaré s’être montré constructif depuis les élections législatives du 13 juin dernier. Selon lui, il dépendra de Didier Reynders si le CD&V est encore invité pour d’autres concertations.

En fin de matinée, l’informateur s’entretenait ensuite avec la présidente des socialistes flamands, Caroline Gennez. Ce mardi après-midi, Didier Reynders doit également rencontrer les partis écologistes Groen ! et Ecolo, ainsi que la présidente du CDH, Joëlle Milquet.

"Tout faire pour un accord"

Avant sa réunion avec Didier Reynders, ce lundi après-midi, Elio Di Rupo (photo) déclarait : « Je me montrerai très constructif, comme par le passé. Il est très important de donner à l’informateur toute l’information nécessaire à sa mission. Je pense que beaucoup de gens souhaitent une Belgique réunifiée et réformée, avec de nombreuses compétences pour les Régions mais aussi une solidarité accrue entre les Belges ».

Elio Di Rupo estimait également que Didier Reynders ferait bien de réunir les 7 partis négociateurs (N-VA, CD&V, SP.A, Groen !, PS, CDH et Ecolo) et les deux partis libéraux (Open VLD et MR) autour de la table des négociations et de construire sur ce qui a déjà pu être atteint pendant les 7 mois de négociations postélectorales.

« On peut toujours estimer que ce n’est pas suffisant, mais transférer plus de 15 milliards vers les Régions, 15 milliards d’autonomie fiscale, cela représente un renforcement énorme des Régions et une grande réforme institutionnelle. Il serait donc normal que tous les partis démocratiques participent aux négociations, parce que cela concerne tous les Belges », déclarait Di Rupo.

Le président du PS n’a pas voulu répondre à la question de savoir si les socialistes francophones réclament un élargissement de la Région bruxelloise. Il a également refusé de commenter les déclarations d’Olivier Maingain. Le président du FDF avait en effet déclaré que les Flamands devront lâcher Bruxelles s’ils souhaitent réellement une autonomie accrue.