Plainte déposée contre l’hôpital Reine Fabiola

Un médecin urgentiste de l'hôpital Reine Fabiola, à Laeken, a renvoyé il y a une dizaine de jours un nourrisson âgé de dix mois, qui avait 41,5 degrés de fièvre, à la maison, sans autre forme de traitement. La mère de l’enfant a porté plainte auprès de l’hôpital.

Le médecin, qui ne parlait pas néerlandais et à peine français, a affirmé n'avoir rien remarqué en examinant l'enfant et a seulement demandé qu'une prise de sang soit faite. Un autre hôpital a, lui, diagnostiqué une angine et une otite aigue.

L’incident s’est produit durant la nuit du 29 au 30 janvier. La mère s'était présentée avec son très jeune fils à l'hôpital vers 21h, car l'enfant avait de la fièvre depuis déjà quatre jours et qu'il ne supportait pas les antibiotiques prescrits. A son arrivée l'enfant avait 40,5° de fièvre.

"Un médecin n'est venu examiner mon enfant que vers 00h30", explique la mère. "Elle ne parlait pas néerlandais et à peine français et comprenait à peine mes explications. Elle a affirmé que mon fils n'avait rien de particulier et a finalement juste prescrit une prise de sang. Comme la température de mon fils était entre-temps montée à 41,5 degrés et qu'il se sentait très mal, j'ai refusé."

La mère, en colère, s'est alors rendue à l'accueil, d'où on l'aurait également renvoyée. "C'est pourquoi nous nous sommes encore rendus, cette même nuit, à la Clinique Sainte-Anne Saint-Remi, où ils ont immédiatement diagnostiqué une angine blanche et une otite. Ils ont prescrit les bons médicaments et deux jours plus tard mon fils était guéri."

La direction de l’hôpital va examiner la plainte

La direction de l'hôpital Reine Fabiola va examiner la plainte déposée par la mère du nourrisson.

"Si cette dame a effectivement introduit une plainte, elle recevra certainement une réponse", a indiqué Julien Meert, adjoint de la direction. "Ca ne sera toutefois pas demain ou après-demain, car nous devons examiner l'affaire. Mais nous lui répondrons très certainement."

Par ailleurs, l’hôpital ne nie pas le fait que le médecin mis en cause ne parlait pas correctement français et encore moins néerlandais. "Ce n'est pas impossible", a admis l'adjoint de la direction. "Comme dans chaque hôpital universitaire, nous accueillons différents médecins, également étrangers, qui suivent leur spécialisation en pédiatrie. Ceux-ci doivent également assurer des services aux urgences pédiatriques, mais il y a toujours du personnel infirmier présent qui est bilingue et peut traduire en cas d'urgence."