Lambertz veut une Belgique à 4 Régions

Karl-Heinz Lambertz, le ministre-président de la Communauté germanophone, perçoit la Belgique future comme un pays à quatre composantes : la Flandre, la Wallonie, Bruxelles et les territoires germanophones. Selon lui, la Communauté germanophone va évoluer vers une Région à part entière.

Les germanophones ne sont pas inclus dans les négociations sur une réforme de l’Etat. Mais selon Karl-Heinz Lambertz, "chaque changement à l’architecture générale de notre pays a un effet immédiat sur le statut de la Communauté germanophone", a-t-il souligné lors de l’émission De Ochtend sur Radio 1 (VRT).

Une réforme concernerait un transfert des compétences et un nouveau statut pour les Régions et les Communautés. Le ministre-président de la Communauté germanophone veut bien participer au débat, mais pas encore à l’heure actuelle.

Karl-Heinz Lambertz est convaincu que nous nous dirigeons vers "une Belgique à quatre composantes", en l’occurrence une flamande, une wallonne, une bruxelloise et une germanophone. A long terme, une Région germanophone devrait donc faire son apparition. "Cela ne sera pas pour tout de suite, mais ça viendra. C’est la seule possibilité".

Le ministre-président prend ainsi la Flandre pour exemple, "où il y a eu une fusion entre les compétences régionales et communautaires". Côté francophone, on se dirige également vers ce genre de fusion, selon M. Lambertz qui ajoute que la situation devient de plus en plus difficile, "par exemple, pour exercer des compétences gérées par Namur en région germanophone".

Selon M. Lambertz, cette vision de l’avenir est une suite logique de l’actuelle évolution de la situation. "2+3=4" calcule ainsi le ministre-président germanophone. "Les Flamands veulent une Belgique composée de 2 états fédérés, mais ils doivent trouver un compromis pour Bruxelles. Les Wallons parlent toujours de 3 Régions. Si nous rassemblons ces deux demandes, nous arrivons à 4. Ce n’est pas possible autrement. C’est des maths modernes", conclut-t-il.